"Partager les valeurs du made in France"
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Gérald Bertin ambassadeur de FFI Grand Ouest "Partager les valeurs du made in France"

Président du groupe Glisco et spécialiste de la gestion de clubs d’affaires, le Normand Gérald Bertin porte le développement de la marque Forces Françaises de l’Industrie en Bretagne et en Normandie. Le club rennais, lancé à la rentrée 2025, vient d’accueillir la journaliste et essayiste Natacha Polony comme invitée. Une antenne au Havre va aussi voir le jour. Le renfort de nouveaux adhérents est au programme.

Gérald Bertin, ambassadeur des Forces Françaises de l’Industrie dans le Grand Ouest — Photo : Baptiste Coupin

Combien de structures portez-vous dans le Grand Ouest, sous la marque des Forces Françaises de l’Industrie (FFI) ?

Je développe trois clubs locaux sur la Normandie et la Bretagne, à Rouen, Caen et Rennes. Je suis né sur le massif armoricain, je ne sais pas choisir entre la Normandie et la Bretagne… On a des clubs avec une cinquantaine de membres globalement aujourd’hui. On devrait être 200 dans le Grand Ouest d’ici la fin février et 300 à la fin 2026.

Je gère depuis 20 ans des clubs d’affaires. J’ai pris depuis 5 ans une orientation plus industrielle et plus française, jusqu’à nouer un partenariat avec les Forces Françaises de l’Industrie (organisation nationale qui milite pour la réindustrialisation de la France, NDLR) l’année dernière. Ils ont une force de frappe exceptionnelle, c’est un véritable outil d’un écosystème économique pour permettre aux entreprises de se développer.

Rennes compte son club FFI depuis la rentrée 2025. Quelle typologie d’adhérents accueillez-vous et quelles sont vos ambitions de développement ?

Ce sont des chefs d’entreprise, industriels et experts. On a déjà une cinquantaine de membres et il y en aura probablement entre 100 et 200 à un moment donné. On a trois cercles dans nos clubs, donc c’est assez facile de s’y retrouver.

"Notre écosystème porte la voix des entreprises qui partagent les valeurs du made in France, de la souveraineté industrielle et du circuit court. Des enjeux très importants dans les territoires"

Nous avons le "Cercle du Splendide" pour les industriels de plus de 10 millions d’euros de chiffre d’affaires ou les start-up qui ont levé plus de 5 millions d’euros. Ils ont des attentes différentes. On a "l’Accélérateur", qui s’adresse à des PME qui ne sont pas encore des ETI mais qui veulent se développer ou encore des start-up qui veulent encore lever plus de fonds. Elles ont besoin d’être accélérées dans leur développement économique et dans leurs stratégies. Un troisième cercle est composé d’experts : la "Meute". Quand je suis directeur associé d’un cabinet d’avocats de 50 personnes, je suis par exemple l’expert du territoire pour permettre à l’ensemble des entreprises d’un écosystème local d’avoir le plus bel accompagnement.

Le réseau des FFI dans le Grand Ouest va prochainement s’étendre en Normandie ?

Oui, on va ouvrir une antenne au Havre, avec une inauguration prévue à la Chambre de Commerce et d’Industrie Seine Estuaire, le 12 mars 2026. Ce sera une soirée de lancement qui réunira 150 personnes environ. Ensuite, on enclenchera le format que l’on fait dans l’ensemble de nos clubs : un rendez-vous mensuel, sous forme de déjeuner, avec des personnalités du monde économique, de l’industrie ou de la gastronomie.

"Pour aider les entreprises, nous disposons du fonds FFI Invest ou encore de la FFI Académie, qui fait intervenir des experts dans des webinaires de haut niveau"

Quels outils de soutien à l'entrepreneuriat retrouve-t-on dans l’écosystème des FFI ?

On y retrouve différents outils pour aider ceux qui produisent, innovent et entreprennent. C’est le cas du fonds FFI Invest. C’est nous par exemple qui faisons la levée de fonds (en cours) du magazine L’Audace de Natacha Polony (le deuxième numéro de la revue est en phase d’impression, NDLR). On a aussi soutenu des restaurants par ce biais.

Natacha Polony, invitée exceptionnelle du club FFI Rennes Bretagne, aux côtés de Gérald Bertin, ambassadeur FFI Grand Ouest — Photo : FFI - Long Island Factory

C’est aussi FFI Académie. Tous les mois, on a des experts qui interviennent dans le cadre de webinaires de haut niveau.

Et notre écosystème qui porte la voix des entreprises et des décisionnaires qui partagent les valeurs du made in France, de la souveraineté industrielle et du circuit court. Des enjeux qui sont très importants dans les territoires.

À quoi êtes-vous le plus attentif pour le bon fonctionnement de vos clubs ?

L’objectif c’est d’avoir des tailles critiques adaptées dans chacune des villes où nous sommes présents pour que nos membres aient un intérêt à y être et pour longtemps, parce que s’engager dans un réseau comme FFI, c’est un investissement du dirigeant et des décisionnaires. Ce sont des gens avec beaucoup d’intelligence et d’élégance qui savent que quand on entre dans un process, ça va s’inscrire dans la durée et créer des relations significatives. Nos déjeuners sont facilitateurs pour développer la confiance et permettre aux membres de se revoir ensuite.

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