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"Au club d’entreprises, l’humain passe avant le business"
Interview Vannes # Industrie # PME

Jean-Philippe Doré président du club d’entreprises du pays de Vannes "Au club d’entreprises, l’humain passe avant le business"

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Nouveau président du Club d’entreprises du pays de Vannes, Jean-Philippe Doré veut renforcer les liens entre dirigeants et faire du réseau un lieu d’échange autour des enjeux concrets des entreprises, du numérique au logement.

Jean-Philippe Doré est le nouveau président du club d’entreprises de Vannes — Photo : Ségolène Mahias

Vous venez de prendre la présidence du Club d’entreprises du pays de Vannes à la suite d’Isabelle Giraud. Quel a été votre parcours au sein du club ?

Je suis arrivé un peu par hasard. À l’époque, j’étais consultant informatique et je voulais rejoindre un réseau local. J’avais contacté le club, mais il concernait surtout des sociétés plus importantes. Entre-temps, j’ai racheté Galles Informatique, une entreprise historique vannetaise. Quand le club est revenu vers moi, j’ai préféré faire adhérer cette société plutôt que ma structure de consultant. Très vite, je me suis senti bien accueilli. Il y avait une vraie bienveillance et un état d’esprit différent des réseaux purement business.

Quel est aujourd’hui votre métier ?

Je dirige Galles Informatique, une société spécialisée dans les infrastructures et services informatiques et nous évoluons sous la franchise du groupe Xefi. Nous accompagnons les entreprises sur l’équipement, la sécurisation des données et l’accès aux outils numériques. Nous sommes quatre salariés aujourd’hui et avons réalisé environ 700 000 euros de chiffre d’affaires l’an dernier.

Qu’est-ce qui vous a donné envie de prendre la présidence du club ?

Au départ, je n’étais pas certain d’avoir le profil. Je suis entrepreneur depuis seulement quelques années. Quand les autres administrateurs se sont tournés vers moi, j’ai accepté parce que je pense pouvoir apporter de l’énergie et du collectif. Je veux fédérer les gens et renforcer l’esprit de camaraderie qui fait l’ADN du club.

Quelle sera votre feuille de route ?

Le premier enjeu, c’est de créer encore plus de liens entre la centaine de membres que compte le club. Nous ne sommes pas un club d’affaires où l’on vient uniquement chercher des contrats. Ici, les relations se construisent naturellement, dans le temps et la confiance. Je veux aussi développer des moments d’échange autour de problématiques concrètes : le manque de temps, la gestion d’entreprise, les outils numériques, l’intelligence artificielle ou encore le management.

Le club doit-il aussi jouer un rôle sur les enjeux du territoire ?

Oui, clairement. Nous voulons rester un interlocuteur des acteurs locaux sur des sujets comme la mobilité, le logement ou l’attractivité économique. Nous avons déjà des échanges avec l’agglomération et différentes structures du territoire. Quand on représente une centaine d’entreprises et plusieurs milliers d’emplois, on doit être force de proposition.

Quels sont aujourd’hui les grands défis des entreprises locales ?

Le logement est un vrai sujet. Certains collaborateurs ne peuvent plus se loger près de leur travail. Il y a aussi toute la question des transformations numériques. De nombreux dirigeants pilotent encore leur activité avec peu de visibilité en temps réel. Pourtant, dans un contexte économique très mouvant, il faut pouvoir anticiper rapidement. Les outils numériques et l’IA vont devenir incontournables.

Vous souhaitez également attirer de nouveaux profils au sein du club ?

Oui, c’est un sujet important. Il faut réussir à intégrer davantage de jeunes dirigeants et d’entreprises du numérique tout en conservant l’ADN du club. Nous voulons rester un réseau d’entreprises ancrées localement, avec des problématiques communes de dirigeants. L’enjeu est de garder cet équilibre entre ouverture et identité historique.

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