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Le groupe Mey Santé accélère son expansion dans les Alpes-Maritimes
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Le groupe Mey Santé accélère son expansion dans les Alpes-Maritimes

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Un Ehpad agrandi, un hôpital de jour en santé mentale et une crèche interentreprises… avec ces trois projets achevés, le pôle Mey Santé s’étend désormais sur 17 000 m2 à Pégomas, près de Cannes. Le groupe familial compte ainsi 8 établissements médico-sanitaires.

Alexandre et Astrid Meyer ont pris la suite de leur père à la direction de Mey Santé, groupe qu’il avait fondé en 1991 et qui compte à ce jour 8 établissements médico-sanitaires — Photo : Mélanie Viklovszki

Mey Santé vient de franchir une étape de taille avec l’inauguration de trois nouveaux bâtiments sur son site historique de Pégomas, près de Cannes : un hôpital de jour de plus de 400 m2 dédié à la santé mentale, un EHPAD agrandi de 42 à 71 lits et une crèche inter-entreprises de 30 places.

De la nutrition à la psychiatrie

"Nous avons une logique de soins dans la construction de ce site, précise Alexandre Meyer qui dirige l’entreprise aux côtés de sa sœur Astrid. Nous n’avons pas simplement répondu à des appels à projets, tout a vraiment été construit autour du patient. Dans la nutrition, beaucoup de patients sont atteints de pathologies psychiatriques. Notre père nous disait déjà avant que je travaille ici, qu’il nous faudrait un jour revenir à la psychiatrie car cela fait du sens pour nos patients."

Car c’est leur père, Philippe Meyer, aujourd’hui président du conseil de surveillance, qui a fondé le groupe en lançant une Unité Diététique en 1991 (devenue clinique SMR, services médicaux et de réadaptation polyvalents et nutrition). Avant lui dans les années 1960, son propre père avait créé dans ces mêmes murs une maison de santé mentale.

Le site historique de Mey Santé, à Pégomas près de Cannes, n’était composé que d’un bâtiment. Il regroupe aujourd’hui 5 établissements médico-sanitaires — Photo : Mélanie Viklovszki

Une ambition territoriale

Toujours dans ce souci de cohérence qui a guidé l’ensemble de l’extension du pôle, est née la crèche, argument de poids pour recruter un personnel à plus de 90 % féminin. "Dès qu’une infirmière ou une aide-soignante tombe enceinte, elle ne revient pas au travail car il est compliqué de trouver un mode de garde et parce que les horaires ne sont pas évidents", justifie Astrid Meyer. La moitié des 30 places est ainsi réservée aux collaboratrices de Mey Santé.

Quant à l’EHPAD, sorti de terre en 2013, il est passé de 42 à 71 lits. Au total, ces nouveaux aménagements et constructions auront nécessité 36 mois de travaux, effectués en site occupé, pour un investissement global de 12 millions d’euros, financés par un emprunt bancaire.

L’EHPAD du groupe Mey Santé, récemment agrandi, est passé d’une capacité d’accueil de 42 à 71 lits — Photo : Olivia Oreggia

Le groupe familial azuréen compte désormais 7 établissements dans les Alpes-Maritimes et un en Nouvelle-Calédonie, pour un chiffre d’affaires de 37 millions d’euros et un effectif global de 490 personnes. "Nous n’avons pas l’ambition de devenir un acteur national avec des établissements jusqu’à Lille ou Brest, mais nous voulons devenir un acteur de référence sur notre territoire d’ancrage."

"Tirés vers le haut" par les partenaires financiers

Ce projet n’aurait pas vu le jour sans la structuration engagée ces dernières années, qui a vu le groupe plus que doubler son chiffre d’affaires depuis 2021. Cette année-là, Mey Santé rachetait la Grangéa, clinique spécialisée en santé mentale à Mougins. Pour intégrer au mieux cette opération et lancer par ailleurs le chantier de Pégomas, l’entreprise "a eu besoin de nouveaux partenaires financiers pour assumer cette croissance, explique Astrid Meyer. Nous avons ainsi fait entrer au capital Bpifrance et iXO Private Equity (24,8 % du capital à deux, NDLR)." "C’était une première pour nous, reprend Alexandre Meyer. C’était un peu rugueux au début mais cela nous a professionnalisés. Ils nous ont tirés vers le haut."

Ex unité de Diététique, la clinique SMR (services médicaux et de réadaptation) prend en charge les patients dans les secteurs de la nutrition et des soins polyvalents — Photo : DR

Et cela devrait se poursuivre avec un projet de rénovation et d’extension de La Grangéa, vieillissante. Mais les choses ne pourront se faire que dans le temps long car les autorités de tutelle, ARS en tête (Agence Régionale de Santé), doivent d’abord donner leur aval. "Il faut compter entre 7 et 10 ans pour avoir un bâtiment qui sort de terre et qui commence à fonctionner, assure le dirigeant. Il faut plusieurs années pour obtenir ne serait-ce que l’autorisation." "Mais en même temps, la construction est bien réfléchie, reprend Astrid Meyer. Nous ne sommes pas dans l’attente."

Anticiper les besoins à venir

Car les besoins sont déjà très nombreux qu’il faut pallier aujourd’hui tout en gardant "un petit œil sur l’avenir". Que ce soit face au (très) grand âge, et à ses pathologies ou à celles liées à la santé mentale, les dirigeants de Mey Santé tentent d’anticiper. En déployant par exemple davantage les services de l’Ehpad à domicile pour permettre le maintient chez elles des personnes âgées, le plus longtemps possible. Autre exemple, tous les bureaux construits dans les nouveaux bâtiments sont transformables en chambres avec salle de bains. "Nous avons prévu toutes les attentes pour que ce soit convertible extrêmement rapidement", conclut la dirigeante.

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