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Le groupe de chimie ligérien SNF en passe de racheter la division Oil & Gas de Syensqo
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Le groupe de chimie ligérien SNF en passe de racheter la division Oil & Gas de Syensqo

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Spécialiste mondial de la production de polymères hydrosolubles, le groupe ligérien SNF devrait finaliser au premier trimestre 2026 l'acquisition de la division Oil & Gas de la multinationale belge Syensqo.

Pascal Rémy, PDG du groupe chimiste SNF, dans la Loire — Photo : SNF

Spécialisé dans la production de polymères hydrosolubles pour le traitement de l’eau, l’extraction du pétrole, du gaz, et la fabrication de papier, le groupe ligérien SNF (8 800 salariés dont 1 450 au siège à Andrézieux-Bouthéon) vient d’annoncer la signature d’un accord avec le géant belge Syensqo en vue d’acquérir sa division Oil & Gas "pour une valeur d’entreprise de 135 millions d'euros", précise un communiqué.

Un portefeuille de plus de 700 produits

Programmée pour le premier trimestre 2026, cette acquisition va permettre d’élargir "l’offre technologique de SNF à nos clients, en les aidants à améliorer leurs processus et préserver les ressources naturelles", explique Pascal Rémy, le PDG du groupe SNF. Fort de plus de 35 années d’expérience dans les solutions chimiques pétrolifères, la division Oil & Gas de Syensqo dispose d’un "portefeuille complet de plus de 700 produits dans les principaux segments pétroliers, du forage à la production".

400 millions d’euros de chiffre d’affaires en plus

Particulièrement bien implantée aux États-Unis, en Chine et au Royaume-Uni, cette division emploie près de 600 salariés et a réalisé 400 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2024. Un chiffre d’affaires qui devrait donc venir s’ajouter aux 4,7 milliards d’euros réalisés en 2024 par le chimiste ligérien. En outre, l’opération permettra à SNF d’augmenter la part de son activité Oil & Gas dans son chiffre d’affaires en passant de 25 % à 30 %.

Implanté dans la Loire et en Moselle, le groupe SNF a par ailleurs démarré cet été la mise en service de son troisième site en France, près de Dunkerque. Un site, qui avait été annoncé en 2018 et dont l’investissement a finalement mobilisé plus de 200 millions d’euros.

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