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Le collectif régional de la transmission d'entreprises veut "maintenir le tissu économique local"
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Le collectif régional de la transmission d'entreprises veut "maintenir le tissu économique local"

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Le conseil régional de Nouvelle-Aquitaine vient de réunir 35 structures dans un nouveau collectif pour promouvoir et anticiper la transmission d’entreprises locales. Il sera notamment chargé de mener des expérimentations territoriales pour la démocratiser.

Andréa Brouille, vice-présidente de la Région en charge du développement économique et les responsables des chambres consulaires régionales ont lancé le "Collectif des acteurs de la transmission d’entreprise" — Photo : Sébastien Blanquet-Rivière

Pour tenter de coordonner une politique régionale qui s’est déjà largement emparée de la question de la transmission d’entreprise au travers de différents dispositifs mis en place par les chambres consulaires et de la feuille de route régionale "Transmission Reprise en Nouvelle-Aquitaine" votée en octobre 2022, un collectif regroupant 35 structures vient de se former à l’échelle régionale. Le "collectif des acteurs de la transmission d’entreprise" est composé notamment du conseil régional de Nouvelle-Aquitaine, de plusieurs barreaux et chambres de notaires, des chambres d’agriculture, de commerce et d’artisanat, du Réseau Entreprendre ou de fédérations professionnelles régionales comme celle du bâtiment (FFB). Ses objectifs : partager les connaissances, fluidifier le travail de terrain et le dialogue entre repreneurs et cédants, valoriser l’anticipation dans la transmission et lancer des expérimentations pour la mettre en avant.

34 % des dirigeants de TPE ont plus de 55 ans

L’enjeu est de taille partout en France et la Nouvelle-Aquitaine ne fait pas exception : 110 477 dirigeants de TPE ont plus de 55 ans dans l’artisanat comme le commerce, l’industrie et les services, soit 34,40 % du nombre total d’entreprises de moins de 10 salariés au niveau régional. La reprise d’entreprises, elle, représente seulement 12 % des projets d’installation. "Chaque année, seulement la moitié des entreprises susceptibles d’être transmises le sont réellement", indique la collectivité qui finance à hauteur de "deux à trois millions d’euros par an" des aides individuelles pour aider les repreneurs à investir afin de relancer leur outil de production, au-delà même des aides européennes, prêts d’honneurs ou bancaires ou fonds d’investissement qui peuvent être mobilisés dans ce type d’opération.

Un enjeu d’anticipation

"La clé, c’est l’information et l’anticipation d’un problème souvent invisible du grand public", confirme ainsi Andréa Brouille, vice-présidente du conseil régional de Nouvelle-Aquitaine en charge du développement économique. Constituer une porte d’entrée unique entre repreneurs et cédants semble être un objectif commun, là où chaque chambre consulaire gère aujourd’hui selon ses propres domaines de compétences (la CCI de Nouvelle-Aquitaine accompagne par exemple environ 800 cédants par an dont près de 200 via son programme "Objectif Transmission").

Parmi les expérimentations envisagées : des actions de promotions ciblées par activité et territoires ou un "fichier régional pour identifier des boîtes locales prêtes à transmettre et faire en sorte que leur centre de décision reste régional", anticipe Jean-Paul Cales, vice-président de la CCI Nouvelle-Aquitaine. Le collectif prévoit trois rendez-vous annuels en février, juin et octobre, notamment pour animer le Mois de la transmission, qui se tient chaque année en novembre.

Nouvelle-Aquitaine # Transmission # TPE # PME # Écosystème et Territoire # Collectivités territoriales