Pour plusieurs secteurs d’activité malmenés depuis quelques mois, la fin 2024 a été délicate, et l’année à venir s’annonce l’être tout autant. Les vœux des trois chambres consulaires de Maine-et-Loire, Chambre de commerce et d’industrie, Chambre des métiers et de l’artisanat et Chambre d’agriculture, ont été l’occasion pour le président de la première Matthieu Billiard de formuler des souhaits d’équilibre et de lisibilité : "Il n’y a pas de nation forte sans économie forte, a-t-il soutenu. Pour cela, il est urgent d’avoir une stabilité gouvernementale." Une question de confiance, selon le président de la CCI 49, pour offrir aux entreprises une réelle visibilité.
Jouer collectif
Pointant des secteurs en délicatesse, tels que le commerce ou le BTP, Matthieu Billiard a souhaité néanmoins demeurer positif. "Restons optimistes et positifs pour relever les défis qui sont nombreux devant nous, de transitions écologiques, sociales, énergétiques, climatiques, démographiques ", appelant à jouer "toujours plus collectif en étant attentifs les uns aux autres. " Évoquant une année 2024 contrastée, avec des investissements conséquents, tels que ceux de Thales et L’Abeille à Cholet ou encore Atos à Angers, mais aussi des annonces plus sombres, comme celle de la fermeture de l’usine choletaise du fabricant de pneus Michelin, le président de la CCI de Maine-et-Loire, a annoncé que "le tissu économique reste mobilisé pour faire de ces contraintes des opportunités afin de donner des perspectives positives à ces salariés qui perdent leur emploi."
45 millions d’investissement en 5 ans
Matthieu Billiard a également invité les dirigeants d’entreprise à "maintenir un haut niveau d’investissement dans les compétences et nos outils de travail", à l’exemple de CCI de Maine-et-Loire elle-même, qui veut poursuivre sa politique d’investissement, malgré les baisses des ressources dont elle dispose. Près de 45 millions d’euros seront engagés en 5 ans sur les sites d’Angers, de Cholet et de Saumur, centres de formation où sont accompagnés 3 900 jeunes et 4 700 salariés d’entreprises. Par ailleurs, l’organisation s’est fixée pour objectif, par la voix de son président d’accompagner cette année 3 500 porteurs de projets dans ses trois MCTE, les Maisons de la création et de la transmission d’entreprises.