C'est l'un des emblèmes de la baie de Morlaix, et une attraction touristique majeure du Nord-Finistère. Pourtant, en 2016, le déficit du Château du Taureau s'élevait à 130.000 euros. En cause, un accès difficile et fortement dépendant des marées, dans une zone qui présente le troisième plus grand marnage au monde : jusqu'à 9,70 m de différence entre la basse et la pleine mer. Un problème qui devrait être résolu en juin, quand le Château du Taureau rouvrira ses portes après six mois de travaux visant à élargir et rehausser l'estacade qui permet d'y accoster.
Objectif : 30 000 visiteurs par an
En chantier à 240 000 € réalisé sous maîtrise d'ouvrage de la CCIMBO Morlaix, gestionnaire du site. « Jusqu'à présent, le Château du taureau accueillait entre 20 000 et 22 000 visiteurs par an. L'objectif est d'atteindre les 30 000 pour rendre cet outil pérenne », explique Jean-Luc Prat, élu consulaire. « Ce nouvel embarcadère va nous permettre de proposer des rotations plus régulières, de proposer des horaires plus adaptés au rythme de vie des vacanciers, de proposer davantage de créneaux pour l'accostage des plaisanciers et de kayakistes et davantage d'animations et du réceptif pour les entreprises », souligne Émilie Quéméneur, la responsable du site.
Travaux réalisés par des entreprises locales
Un chantier hors du commun, notamment de par sa forte dépendance au rythme des marées, et dont la maîtrise d'oeuvre a été confiée à l'agence de Ponthaud, spécialisée en monuments historiques. Les travaux sont quant à eux assurés par des entreprises locales : les Ateliers Le Ber (Sizun) et leurs sous-traitants, le bureau d'études Konstructif (Pont-l'Abbé), Trégor Bâti Pierre (Plounérin) pour le gros œuvre, Le Goût de l'Eau (Carantec) pour la logistique maritime et Arremad Inox (Sizun) pour la métallerie inox. Une dizaine de personnes travaille à temps-plein sur ce chantier qui devrait s'achever à la fin du mois. En septembre, ce sont les façades est et nord du fort qui seront rénovées. Des travaux entièrement pris en charge par l'État, à hauteur de 50 000 €, et qui s'étaleront sur seize mois sans pour autant perturber l'accès au site.