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L’alsacien Bureland engage 25 millions d’euros pour s’adapter au marché de l’œuf
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L’alsacien Bureland engage 25 millions d’euros pour s’adapter au marché de l’œuf

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Le groupe coopératif Bureland, basé dans le Grand Est, prépare un vaste programme d’investissement de 25 millions d’euros destiné à augmenter ses capacités de production et à développer une activité de casserie d’œufs. L’entreprise, qui rassemble une vingtaine d’éleveurs et réalise 23 millions d’euros de chiffre d’affaires, vise à renforcer sa position sur un marché en pleine recomposition.

Bureland est présent sur plusieurs centrales d’achat et vend sous différentes marques — Photo : Marine Dumeny

Chez Bureland, l’adaptation au marché de l’œuf est en construction. À l’approche des 40 ans de la marque, le groupe coopératif — plus connu sous son nom de marque "Bureland" que sous celui de la société "Les producteurs alsaciens et lorrains" (23 millions d’euros de chiffre d’affaires) — prépare un programme d’investissement de 25 millions d’euros destiné à moderniser son outil industriel et à accélérer sa montée en puissance.

Le projet se décompose entre 19 millions d’euros investis dans l’activité de transformation et plusieurs millions supplémentaires consacrés à l’amont agricole. Objectif : accompagner la croissance des volumes produits tout en diversifiant les débouchés.

"L’évolution de la consommation nous a poussés à construire autre chose", explique Mathias Zacher, directeur général de Bureland, à Haguenau (Bas-Rhin). "Le marché demande davantage de produits transformés et de capacités industrielles."

Une production appelée à fortement progresser

Bureland rassemble aujourd’hui une vingtaine d’éleveurs, avec une dizaine supplémentaire susceptible de rejoindre la structure à moyen terme. Le groupe représente environ 100 familles agricoles et s’appuie sur une soixantaine de postes dans les élevages.

Le site de conditionnement emploie de son côté plus de 60 salariés. L’entreprise compte actuellement environ 160 000 poules pondeuses et vise à terme 250 000 animaux. Une montée en puissance destinée à répondre à la demande des distributeurs et à sécuriser les volumes.

Pour gagner en poids commercial, Bureland a également rejoint un groupement national de producteurs afin d’accéder plus facilement aux centrales d’achat. L’ensemble représente désormais environ 6,5 % des volumes nationaux.

"Cela nous donne davantage de poids dans les négociations et un avantage sur les prix ", souligne Mathias Zacher.

Mathias Zacher, à gauche, dirige la coopérative connue sous le nom de marque Burelanc. La famille Zacher fait partie des familles fondatrices de la société spécialisée en ovoproduits — Photo : Marine Dumeny

Une casserie d’œufs pour se diversifier

Le projet industriel prévoit notamment la création d’une casserie d’œufs, destinée à produire des produits à base d’oeufs (ovoproduits) pour l’industrie agroalimentaire et la restauration.

L’entreprise prévoit également une extension importante de son site industriel, avec un nouveau bâtiment de 4 270 m² venant compléter les près de 5 000 m² existants. Le futur ensemble doit être construit sur deux niveaux afin d’optimiser le foncier disponible.

Au-delà de la capacité de production, le projet intègre aussi plusieurs volets environnementaux. Bureland annonce notamment des économies d’eau de 30 à 40 %, ainsi que le recours à un système de froid "écologique" avec abandon du fluide de refroidissement R470.

Un marché sous tension

L’investissement intervient dans un contexte de transformation du marché de l’œuf, marqué à la fois par les évolutions des modes de consommation et par les attentes croissantes des distributeurs en matière de volumes, de traçabilité et de segmentation des gammes.

Aujourd’hui, environ 11 % de la production du groupe est réalisée en bio. L’activité ovoproduits ne concernera toutefois pas ce segment dans un premier temps. Bureland commercialise notamment les marques "Œuf de nos villages", "Lustucru" ainsi que plusieurs références de produits premiers prix distribuées en grande surface.

Le groupe anticipe une trentaine de créations d’emplois directes et indirectes liées à la montée en puissance de l’activité industrielle et des élevages partenaires, sans ventilation précise arrêtée à ce stade.

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