Jeudi 13 avril, la délégation niçoise a défendu les atouts de la capitale azuréenne devant un jury présidé par Geneviève Fioraso au ministère de la Santé dans le but de représenter la France dans la compétition qui s'ouvre pour accueillir l'Agence européenne du médicament (AEM). Celle-ci emploie actuellement 850 personnes à Londres et devra quitter le Royaume-Uni à l'issue de la procédure du Brexit. "Le but de cette première étape était d'établir une 'short list' de trois villes françaises parmi les huit qui ont fait part de leur intérêt pour l'accueil de l'AEM", explique Philippe Pradal, maire de Nice et chef de file de la délégation niçoise en compétition avec les villes de Strasbourg, Lens, Lille, Lyon, Toulouse, Montpellier et Villejuif.
Locomotive économique
Il faut dire que l'accueil de l'AEM s'inscrirait parfaitement dans la politique de développement économique de la Ville qui place la thématique santé comme l'un de ses deux grands vecteurs de croissance, avec la smart city. "L'accueil d'une agence telle que celle du médicament conforterait la position de notre territoire, de son université, de sa recherche… au niveau européen et international", reprend l'élu qui fait par ailleurs valoir l'absence de sièges de majors pharmaceutiques sur le territoire, "ce qui aurait pu laisser envisager des conflits d’intérêt". Mais c'est surtout "la locomotive économique que serait l'AEM" qui a présidé à cette initiative.
Chasse en meute
Le dossier a été préparé avec tous les acteurs impliqués dans la promotion et le développement du territoire : les collectivités locales, Team Côte d'Azur, la CCI NCA, l'EPA Nice Eco-Vallée, l'Université, les laboratoires de recherche publics et privés... mais aussi, face à "l'ampleur des attentes", la Région PACA. Une chasse en meute qui illustre, selon Philippe Pradal, "le mode opératoire adopté depuis 2008 à l'initiative de Christian Estrosi pour assurer le développement économique de ce territoire et sa promotion"
Les forces du dossier niçois
« Nice répond à la plupart des pré-requis de l'AEM », avance Philippe Pradal qui cite comme élément distinctif "le fait de disposer du seul aéroport international "urbain" en Europe". À cela s'ajoute « le fait que Nice soit une ville parfaitement identifiée au niveau international, avec un prix de l'immobilier tertiaire très compétitif, la qualité de vie que nous sommes en mesure d'offrir et une vie culturelle qui n'a rien à envier aux plus grandes métropoles ». L'élu ne fait pas non plus l'impasse sur « l'OIN, l'IDEX, l'Université, la Recherche privée comme publique, les grandes écoles » nationales et internationales. Un écosystème riche qui constitue « autant d'arguments en notre faveur… dont j'espère qu'ils auront convaincu les membres du jury ». La réponse est attendue dans les jours qui viennent. « La décision appartient maintenant au Premier ministre ».