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La start-up nantaise Glaez veut industrialiser sa solution d’aquaponie
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La start-up nantaise Glaez veut industrialiser sa solution d’aquaponie

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Basée à La Montagne, près de Nantes, la start-up Glaez développe des modules d’aquaponie afin de cultiver ses légumes et d’élever ses propres poissons. Une solution destinée au marché du jardinage, avec pour objectif de l’industrialiser d’ici à 2029.

Martin Meyer, fondateur de la start-up Glaez — Photo : Nicolas Héas

Cultiver ses propres légumes tout en élevant du poisson, chez soi : c’est la promesse de Glaez et de sa solution d’aquaponie. Le système reproduit un milieu naturel selon le principe du biomimétisme : les déjections des poissons dans le bassin nourrissent les légumes placés juste au-dessus ; à leur tour, ceux-ci contribuent à l’équilibre du bassin, et les poissons peuvent être consommés par la suite. "C’est un circuit fermé permettant des économies d’eau, dans lequel il n’y a aucun produit chimique", précise Martin Meyer, dirigeant de Glaez, start-up basée à La Montagne, à deux pas de Nantes.

Glaez propose deux modules de tailles différentes, destinés aux particuliers comme aux entreprises. La start-up souhaite industrialiser sa solution pour s’insérer durablement sur le marché du jardinage, qui pèse 8 milliards d’euros, rien qu'en France.

Jusqu’à 50 kg de légumes par an

Le premier module prend l’apparence d’un cube. Appelé Naps et faisant 1 m², il se veut très accessible pour les particuliers et permet de se familiariser avec l’aquaponie. C’est celui qui sera industrialisé en premier, en raison du large public visé. Glaez prévoit un site de production opérationnel à l’horizon 2028-2029.

Le second module, nommé Symbiose, est beaucoup plus grand. Long de 4 mètres, "il peut être assemblé à d’autres modules Symbiose afin de créer une mini-ferme ", ajoute le dirigeant, qui affirme qu’il est possible de cultiver jusqu’à 50 kg de légumes et autant de poissons par an via ce système. L’industrialisation de ce module interviendra plus tard, une fois celle du premier bien lancée.

3,5 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2029

Pour préparer la phase d’industrialisation, Glaez prévoit d’embaucher une personne dès 2026 (le créateur est seul à bord aujourd’hui ?). L’entreprise devrait compter une dizaine de salariés en 2028. Le chiffre d’affaires suivrait la même trajectoire pour atteindre 3,5 millions d’euros en 2029. Pour y parvenir, la start-up prévoit une levée de fonds d’un million d’euros en 2028, cruciale pour l’industrialisation.

La vente des deux modules en jardineries, locales comme en franchise, ne sera pas le seul levier. "Nous développons une boutique en ligne avec des partenaires pour proposer toutes les solutions liées à l’aquaponie, consommables et produits d’entretien compris", explique Martin Meyer. Si le marché mondial de l’aquaponie représente environ 700 millions d’euros, Glaez souhaite d’abord se concentrer sur la France, avant une éventuelle extension à d’autres pays à l’horizon 2030.

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