Portée par ses trois fondateurs, Georges Gavelle, Olivier Paugam et Gilles Dolet, l’entreprise Ignimission, qui emploie près de 50 collaborateurs, dont plus de 40 à Angers, enregistre une croissance régulière de l’ordre de 25 % par an. Néanmoins, l’éditeur de logiciels souhaite encore accélérer, en particulier à Angers, où il a été créé. Pour cela, il a récemment fait entrer à ses côtés le fonds parisien Cervinvest Capital.
15 % à l’international
Lancée en 2017, Ignimission travaille pour de grands groupes, dont un bon tiers du CAC 40, à qui elle propose des solutions Saas nocode pour leur permettre de rationaliser et de simplifier les processus de collecte, de saisie et d’échange de données informatiques. Elle compte aussi parmi ses clients des ministères.
"Nous étions à 4,6 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2024 et avons atteint près de 6 millions d’euros en 2025, indique Georges Gavelle, président d’Ignimission. Et l’entreprise confie être partie "sur les mêmes bases" de croissance cette année.
La PME arrivait toutefois à un tournant. "Nous avons créé l’entreprise il y a bientôt dix ans et nous nous sommes dit qu’il était temps d’ouvrir un nouveau chapitre, poursuit Georges Gavelle. Soit nous choisissions de poursuivre sur notre lancée, soit nous cherchions un partenaire financier qui nous aide à grandir."
Cap sur les États-Unis
Le choix a ainsi été de faire entrer au capital le fonds parisien Cervinvest. Si l’entreprise reste discrète sur la part qu’intègre le nouvel actionnaire, elle voit dans son arrivée une réelle opportunité. "Depuis le lancement de l’entreprise, constate Georges Gavelle, nous sommes beaucoup dans l’opérationnel avec la tête dans le guidon. Cervinvest nous apporte son expérience et un regard neuf et nous challenge, en apportant des propositions de changement pour améliorer certains sujets et nous interroger sur une nouvelle vision à l’horizon 2030."
L’arrivée de ce nouvel acteur au capital offre aussi à l’entreprise une opportunité d’accélérer, en particulier à l’international (qui représente près de 15 % de l’activité aujourd’hui).
"Il y a encore de la place sur le marché français, mais nous voulons aussi accélérer à l’export. En nous tournant en particulier vers les États-Unis où le potentiel est énorme"
Elle a signé des références au Royaume-Uni, poursuit le recrutement de partenaires pour revendre et implémenter ses solutions au Benelux, dans les pays scandinaves ou encore en Suisse, avant de le faire prochainement en Espagne, en Italie et au Portugal. "Il y a encore beaucoup de place pour nous sur le marché français mais nous voulons aussi accélérer à l’export, en particulier en nous tournant vers les États-Unis où le potentiel est énorme", confie Georges Gavelle.
En mai, Ignimission y a assuré pour la première fois une présence dans un salon spécialisé, pour y rencontrer de potentiels partenaires rayonnant sur l’Amérique du Nord, incluant également le Canada.
Sur un marché où les petits acteurs sont nombreux et qui tend à se consolider, l’entreprise angevine, avec l’entrée au capital d’un nouvel actionnaire, entend ainsi consolider sa place tant en France qu’à l’international. Avec un atout supplémentaire, celui de l’IA, qu’elle intègre désormais dans ses solutions, entre autres pour en accélérer la configuration et le paramétrage.