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La start-up lavalloise Wellmate veut simplifier le travail des coaches de fitness grâce à l’intelligence artificielle
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La start-up lavalloise Wellmate veut simplifier le travail des coaches de fitness grâce à l’intelligence artificielle

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Trois jeunes ingénieurs, qui se sont rencontrés sur les bancs de l’Estaca à Laval, ont créé la start-up Wellmate. Leur application vise à faciliter les relations entre les clients sportifs et les coaches indépendants. L’intelligence artificielle collecte les informations individuelles pour aider à la préparation de séances correspondant au mieux à l’état physique de chacun.

Les trois ingénieurs et amis Yvan Renaud-Perret, Léo Brousse (debout) et Louis Gautier ont créé Wellmate à Laval pour conjuguer leur envie d’entreprendre et leur intérêt pour le sport — Photo : Wellmate

Comment connaître l’état de fatigue de ses clients sportifs après les derniers exercices ? Leur temps et qualité de sommeil ? Leur alimentation et son apport en protéines et calories ? Et comment garantir un suivi sans avoir à répondre aux messages de clients à 22 h voire plus tard ? Autant de questions qui jalonnent le quotidien des coaches de fitness, et d’éléments dont ils ont besoin pour mettre en place des séances adaptées à chacun. La start-up lavalloise Wellmate propose à ces préparateurs physiques de faciliter les remontées d’informations individuelles.

L’intelligence artificielle fait le travail en amont

"L’une des nouveautés de notre application est de simplifier les échanges grâce à l’intelligence artificielle (IA). Les personnes entraînées n’ont pas à remplir une série de cases pour donner chaque renseignement. Ils peuvent aussi prendre en photo ce qu’ils mangent. C’est un peu comme de discuter avec un coach virtuel, un peu comme sur ChatGPT. C’est simple, et cela fait gagner du temps à tout le monde. Les informations utiles sont transmises automatiquement au coach réel", présente Léo Brousse, cofondateur et responsable du développement de Wellmate.

Une fois ces données sur le sommeil, l’activité ou l’alimentation reçues, "le coach obtient les informations nécessaires en vue de la séance suivante. Il peut ainsi assurer une continuité dans la préparation individuelle de ses clients, poursuit Léo Brousse. Notre mission est de servir les coaches en intégrant le maximum de technologie." Le jeune entrepreneur a rencontré ses deux associés, Yvan Renaud-Perret (responsable financier) et Louis Gautier (responsable technique), sur les bancs de l’Estaca de Laval.

Entrepreneurs plutôt que salariés d’un grand groupe

L’école forme en grande partie des ingénieurs pour les secteurs de l’automobile et de l’aéronautique. Alors étudiants, les trois amis avaient déjà mené un projet ensemble autour d’un buggy électrique, qu’ils avaient engagé dans un rallye-raid de 1 000 kilomètres. "C’était une première mondiale !" Et le buggy a franchi la ligne d’arrivée au Maroc, en mars 2023. "Nous aurions pu continuer à développer le produit. Mais cela aurait été difficile hors d’un grand groupe. Nous voulions mener notre propre expérience d’entreprise", commente Léo Brousse. Les ingénieurs sont restés focalisés sur le sport, auquel ils portent un intérêt. Et ont ciblé un marché peu développé par les acteurs du numérique, et pourtant en pleine explosion dans les salles : le fitness.

Lancement commercial imminent

Wellmate a profité d’une première levée de fonds modeste (65 000 euros) pour développer son application. Avec l’incubateur Laval Mayenne Technopole, les trois associés sont parvenus à développer leur version bêta depuis février auprès de 600 utilisateurs, afin d’améliorer l’outil. "Cela nous a notamment permis d’entraîner notre IA." Le produit est désormais prêt à être présenté officiellement au grand public. Le lancement aura lieu au salon Fitex Sport, le 11 octobre à Paris. Un événement qui réunit une centaine d’exposants, 14 000 visiteurs et sur laquelle la start-up espère capitaliser, notamment pour observer l’accueil qui est fait à l’application.

Les clients cibles sont pour l’heure les coaches indépendants. "Pour équiper une salle, c‘est plus compliqué. Il faudrait être capable de se greffer sur leurs propres outils", souligne Léo Brousse. C’est pourtant déjà à l’esprit des trois associés : s’allier à une franchise de salle de fitness serait un accélérateur de développement.

Élargir l’approche clients

D’ici deux ou trois ans, Wellmate devrait aussi adapter son produit aux particuliers. "L’objectif de cette version de home training serait quand même de générer du business pour des entraineurs clients, à terme, en amenant des personnes à approfondir et affiner leurs entraînements avec l’aide d’un professionnel", insiste Léo Brousse. Pour en arriver là, l’objectif est de réaliser une nouvelle levée de fonds en 2025, "autour de 500 000 à 600 000 euros".

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