C'est l'histoire d'une belle PME azuréenne, Sepalumic. Une des dernières, si ce n'est la dernière entreprise familiale indépendante de son secteur qui, depuis bientôt 50 ans, gravit les échelons sur la pointe des pieds. Loin des flashs et des projecteurs. Fondée en 1967 par la famille Vidal-Revel, spécialisée dans la conception de systèmes de menuiserie aluminium (profilés, façades, etc.), elle pèse 10 % du marché national et challenge sans rougir les grands comptes européens. Une performance due à un virage stratégique amorcé en 2006. « Nous avons alors fait le choix du made in France en internalisant la production afin de maîtriser tous les process et d'impacter le marché, du produit aux services », raconte David Julien, son directeur général. Une enveloppe de 20 millions d'euros est investie dans un site de production à Genlis (Côte-d'Or). Parallèlement, l'entreprise s'ouvre à l'export (Afrique) et conforte son positionnement sur deux marchés porteurs, la fenêtre industrielle et la véranda de qualité avec, comme fils conducteurs, l'innovation, l'audace, la proximité et une certaine « élégance à la française ». Résultat : Sepalumic passe d'un chiffre d'affaires de 57 millions d'euros réalisé en 2007 (180 personnes) à 93 millions d'euros en 2014 (300 personnes). « Notre vision a payé en terme de pénétration de marché. Nous sommes aujourd'hui entrés en première division. À nous de faire en sorte d'y rester ! »
La voile, vecteur de communication
Se pose alors la question de la reconnaissance. En particulier pour l'activité très concurrentielle de la véranda, pilotée par sa marque Grandeur Nature, réseau regroupant 48 professionnels et 62 points de vente. Pour relever « le défi de la notoriété » et travailler son image de marque, la PME, déjà partenaire de la Solitaire du Figaro, choisit « un support plus grand public ». Ce sera le Tour de France à la Voile. Trois semaines de compétition, neuf étapes, et autant d'occasions de capter le chaland dans les villages dédiés. D'autant que la team Grandeur Nature, menée par le skipper maison Frédéric Duthil, fait le buzz, remporte l'étape inaugurale, hérite d'un surnom, les Cow-Boys, et se classe 5e au général. À terre aussi, la mobilisation de l'entreprise séduit, tant et si bien qu'elle sera élue partenaire le plus dynamique du Tour. Au total, Sepalumic y aura investi 300.000 euros, répartis à 50/50 entre le sport et l'événementiel. « Notre aventure a été relayée dans 183 articles de presse, 18 spots TV. De même, nous avons généré 10.000 contacts durant la compétition, dont 2.000 qualifiés, ce qui équivaut à notre quota annuel. Enfin, au-delà des performances, une véritable cohésion d'équipe est née de ce projet, une dynamique de la gagne qu'il convient de conserver », souligne David Julien. Car Sepalumic entend bien continuer de marquer les esprits. Prochaine étape, le salon Batimat où sera lancée une nouvelle gamme de produits « intégrant la conception de systèmes d'accessoires ». Avec l'objectif affiché d'atteindre les 100 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2020.
En quête de notoriété, la PME de Mouans-Sartoux (dans les Alpes-Maritimes) a participé cet été à la 38e édition du Tour de France à la Voile. Avec succès... sportif et économique. Récit.