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La maison de luxe alsacienne Norki étend son réseau de boutiques de déco et d’ameublement en Suisse
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La maison de luxe alsacienne Norki étend son réseau de boutiques de déco et d’ameublement en Suisse

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Créée il y a 15 ans, la maison Norki s’est imposée sur le secteur du luxe en créant divers objets de décoration et d’ameublement à base de peaux et de fourrures animales. Un développement et une visibilité qui doit beaucoup au positionnement de la PME alsacienne sur le B to C, opéré il y a cinq ans, et qui s’apprête à ouvrir sa quatrième boutique.

Établie à Molsheim dans le Bas-Rhin, la Maison Norki compte aujourd'hui trois boutiques dont une à Paris — Photo : A.Narodetzky

Comment transposer un savoir-faire familial et artisanal vers une marque faisant désormais office de référence dans les secteurs du luxe et de la décoration d’intérieur ? Établie à Molsheim, dans le Bas-Rhin, la maison Norki récolte aujourd’hui les fruits du virage, opéré il y a cinq ans, en se positionnant sur le secteur B to C avec ses collections d’objets de décoration et d’ameublement à base de peaux et de fourrures animales. En ciblant notamment le marché de niche des chalets de montagne pour lequel la PME alsacienne possède un bureau d’études dédié.

Une nouvelle boutique à Saint-Moritz en attendant les États-Unis

Après Paris, Megève (Haute-Savoie), et Gstaad (Suisse), la PME qui compte une trentaine de collaborateurs s’apprête à ouvrir sa quatrième boutique à Saint-Moritz dans le canton suisse des Grisons. Une autre implantation à Aspen (États-Unis) est également envisagée pour plus tard.

"En dépendant uniquement du B to B, nous étions toujours en attente du bon vouloir de nos prescripteurs. Même si on travaillait sur de très beaux projets, on avait l’impression que notre chiffre d’affaires avait atteint son plafond de verre", explique Sonia Linard, fondatrice et PDG de Norki sans pour autant communiquer sur le chiffre d’affaires de l’entreprise. Mais elle précise que le B to C représente aujourd’hui 60 % du résultat.

"En tant qu’artisans, on a tendance à se mettre des freins en travaillant pour autrui et on oublie de se vendre. Mais nous ne sommes pas que des sous-traitants."

Au moment d’effectuer cette bascule stratégique, la maison Norki s’était entourée d’un consultant ayant fait ses gammes chez LVMH. "Si on réfléchit trop, on n’y va pas car nous avons investi beaucoup d’argent entre les locaux commerciaux et les recrutements", sourit la dirigeante.

Cette dernière avoue recueillir aujourd’hui les premiers bénéfices de cette mutation. "Je mise toujours sur le temps long, confie-t-elle. Il faut être patient. Trois à quatre ans ont été nécessaires pour installer une boutique comme celle de Gstaad en Suisse".

Une collection de 500 références

Ce "temps long" s’apparente, quelque part, au prix de la liberté pour la maison Norki qui, en parallèle, a développé ses propres collections qui totalisent désormais plus de 500 références. Cette émancipation a ainsi gonflé la visibilité du savoir-faire artisanal caractérisant l’entreprise alsacienne. Cette "visibilité" faisant office de "cheval de bataille" pour Sonia Linard qui préside également l’association régionale des Entreprises du Patrimoine Vivant (EPV) du Grand Est. "En tant qu’artisans, on a tendance à se mettre des freins en travaillant pour autrui et on oublie de se vendre. Nous ne sommes pas que des sous-traitants", affirme-t-elle.

Des ventes en ligne aux quatre coins du monde

Outre les boutiques physiques, Norki a aussi développé un site de vente en ligne. "Cela a mis deux ans à ce qu’on soit correctement référencés, mais on retire une certaine fierté à constater qu’on arrive à vendre aussi bien à Séoul qu’à Los Angeles", détaille la dirigeante.

Outre un soutien financier de Bpifrance, celle-ci repousse systématiquement les approches d’investisseurs étrangers. Toujours pour préserver un savoir-faire unique à Molsheim, à quelques encablures du fief historique de Bugatti Automobiles SAS. Une autre référence du luxe.

Bas-Rhin # Luxe # Fabrication de meubles # Biens de consommation # PME # International # Implantation