Filiale de Toyota, l’équipementier automobile japonais JTEKT poursuit son désengagement en Europe. Le groupe a annoncé, dans un communiqué, avoir reçu "une offre ferme et irrévocable d’achat d’une partie de ses activités automobiles en Europe et en Amérique du Nord".
Formulée par la société LEO III — VV25-A GmbH, un fonds d’investissement basé à Munich en Allemagne, spécialisé dans l’accompagnement d’entreprises industrielles et technologiques, cette offre porte sur 7 filiales de JTEKT en Europe et en Amérique du Nord. Ce projet de cession "porte sur les activités Automotive Steering (direction assistée), en France, en République tchèque et au Maroc, ainsi que sur les activités liées aux différentiels à glissement limité (gestion des roues) en Belgique et aux États-Unis", détaille le communiqué.
Les usines d’Irigny et Chevigny-Saint-Sauveur concernées
En France, les usines de Chevigny-Saint-Sauveur (Côte-d’Or) et Irigny (Rhône) sont concernées par cette opération qui pourrait être conclue avant la fin de l’été 2026. JTEKT, qui compte 5 300 salariés en Europe dont 1 400 en France, avait annoncé en octobre 2025 vouloir se séparer de son pôle européen déficitaire, dont ses deux sites français qui comptent environ 500 salariés en Côte-d’Or et 800 dans le Rhône. En mars 2025, un plan social avait préalablement été annoncé sur les deux sites.
Pour rappel, JTEKT a déjà cédé à l’été 2025 son activité européenne de roulements, dont deux usines françaises dans le Cher et la Seine-Maritime, au fonds allemand Aequita. En 2024, le groupe japonais avait vendu son activité pompes hydroélectriques au géant lyonnais de la sous-traitance industriel ACI, aujourd’hui en plein démantèlement.