Pour ses soixante ans, le Centre des jeunes dirigeants de Brest a fait appel à l'ex-entraîneur du Paris-Saint Germain. Paul Le Guen, né à Pencran en 1964, sera le grand témoin de la manifestation organisée le jeudi 25juin à Plougastel-Daoulas salle Avel Vor, sur le thème du Finistère en 2025. À côté de Paul Le Guen, d'autres décideurs économiques et politiques départementaux ont répondu à l'appel, à l'image de Serge Capitaine, du groupe TFE, de Joseph Le Mer patron de Giannoni, de Pierre Maille président du Conseil général, de Jean-Pierre Denis président du CMB Arkéa ou encore de Loïc Hénaff. Au-delà de la célébration de leur anniversaire, les ?JD? entendent initier une réflexion. «Nous espérons qu'elle engagera une démarche pour faire évoluer l'économie dans le bon sens», souligne Grégory Bot, l'un des Brestois organisateurs de l'événement. La prospective est par nature un exercice difficile, «surtout quand il s'agit d'avenir», plaisante Jean Ollivro, le géographe breton, qui sera l'un des témoins invités à livrer son analyse au cours de la soirée. «Il y a une relative fragilisation du Finistère par rapport à la Bretagne, notamment le triangle Rennes-Vannes-Nantes très dynamique. L'une des origines du problème, à mon avis, est le regard porté sur le Finistère, ce bout du monde trahi par la langue française. Pen Ar Bed veut dire pointe du monde, tête du monde», analyse-t-il. Et ça change beaucoup, pense Jean Ollivro, «carles noms sont des signifiants.» Quand on renverse la carte et qu'on ne la regarde plus à partir de son point central parisien, le positionnement du Finistère apparaît sous un nouveau jour. Dublin, Londres, Paris, Lisbonne sont dans un rayon de 600 kilomètres de Brest.
«Le Finistère à la croisée des chemins»
Les hommes, atout essentiel du Finistère, voilà un autre thème qui sera développé le 25juin, dans l'une des régions les plus éduquées de France. Un atout à l'époque de l'économie de la connaissance? En Bretagne, où le taux de bénévolat dépasse les 8%, le Finistère «est à la croisée des chemins», selon Jean Ollivro. «Menacée par les risques de l'économie résidentielle, l'une des grandes erreurs de la Bretagne», il lui faut conserver une activité productive. «La mono activité touristique ruine l'activité permanente.L'ouverture touristique sur les îles a généré un renchérissement du foncier, une exclusion des jeunes et une incapacité à faire société», poursuit Jean Ollivro. On parlera aussi des productions émergentes et en devenir comme les algues, les énergies marines, les déchets agricoles...
Programme sur www.cjd-60.net
Le Finistérien Paul Le Guen, ex-entraîneur du PSG, sera l'invité du CJD de Brest pour les 60 ans fêtés le 25juin. Des acteurs politiques et économiques sont attendus pour imaginer le Finistère en 2025.