Jestin : « Une belle aventure malgré tout »
# Conjoncture

Jestin : « Une belle aventure malgré tout »

En Finistère, si l'on exclut le groupe Bolloré, qui boxe dans une autre catégorie, aucune entreprise n'est cotée en Bourse. Brit Air l'a été à partir de 1998 avant d'être rachetée par Air France. C'est à la même époque que Michel Jestin, à la tête de son entreprise de négoce de viandes à l'export basée à Saint-Martin-des-Champs tente l'aventure. « On est entré sur le second marché le 25 février 1998. Il y a des dates qu'on n'oublie pas, explique-t-il. Mon idée était de pérenniser l'entreprise et de faire du développement. » Le patron fait entrer 15 % de son capital et au départ tout va bien... Jusqu'au début des années 2000. « La même année, on a eu la grippe aviaire, la fièvre aphteuse et le marché russe qui devenait compliqué. On faisait 98 % du CA à l'export et plus aucun pays n'importait de viandes. On n'a rien fait pendant un an ! », se souvient le dirigeant. Au final, la société Jestin sort du second marché en 2003. « Avec le recul, faire entrer en bourse une société de négoce n'était pas la bonne solution. La bourse demande une croissance permanente. Il faut toujours faire plus, ne pas avoir d'arrêt. C'est plus difficile d'avoir une vision à long terme. Mais au final, cela reste une belle aventure humaine », conclut Michel Jestin.

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