Jacques Mottard,
président de Sword, éditeur de logiciels, à Saint-Didier-au-Mont-d'Or
Quelle a été votre motivation pour transférer le siège social de la holding de Sword de Lyon au Luxembourg?
C'est parce que j'ai une vision internationale du groupe. La France représente aujourd'hui 15% de notre activité. Dans les prochaines années, elle ne fera pas plus de 10%. Notre croissance viendra du Benelux, de l'Allemagne et des pays limitrophes. Je souhaite également avoir une image neutre sans avoir à subir des éventuels revers politiques. Et puis on ne sort pas les richesses de France! Les actionnaires restent identiques et 70% sont Français. Ce n'est pas de l'exil fiscal. Moi-même, je ne suis pas un exilé fiscal!
Quelles seront les conséquences sur le site lyonnais?
95% de l'opérationnel restent en France. Nous poursuivons sur des croissances fortes et des embauches, à l'image des 40 réalisées en 2011 en France. Lyon compte 150 collaborateurs sur les 1.300 du groupe. Les organisations vont surtout évoluer à Londres et au Luxembourg, où nous avons installé les fonctions finances du groupe.
Quelles sont vos perspectives de croissance?
En 2011, nous avons réalisé un chiffre d'affaires de 156,2M€ pour une rentabilité de 14,7%. Pour 2012, nous visons+7%. Durant le transfert du siège, nous devions avoir un périmètre stable donc les acquisitions n'étaient pas possibles. La réorganisation faite, avec un flux de quelque103M€ récupérés en 2011, nous allons pouvoir étudier des dossiers de reprises d'entreprises. Nos cibles sont des sociétés dotées de produits software très spécialisés, donc plutôt à l'étranger car ces produits sont fabriqués en langue anglaise. Les acquisitions sont prévues pour 2013.
- TROIS QUESTIONS