Opérant dans le domaine de la sécurité en imagerie par résonance magnétique des patients et du personnel, Healtis a été créée fin 2012 par Yannick Ponvianne. Passée par l’Incubateur lorrain, l’entreprise a bâti son modèle économique sur trois sources de revenus : la formation des personnels travaillant en environnement IRM, le conseil des constructeurs d’implants afin de déterminer les risques liés à l’exposition IRM et enfin la mise au point d’un dosimètre, permettant aux personnels de connaître leur niveau d’exposition. « Après la création de l’entreprise, nous avons connu un trou d’air de six mois », détaille Yannick Ponvianne.
C’est par le biais de l’Incubateur lorrain que le président d’Healtis entend parler du dispositif Ardan, pour Actions régionales pour le développement d’activités nouvelles. S’adressant aux entreprises de moins de 50 salariés ayant un projet de développement, le dispositif permet à des demandeurs d’emploi de devenir les « développeurs » de projets dormants au sein d’une entreprise. En complément, le demandeur d’emploi se forme pendant 6 mois, dans le cadre du CNAM, afin de répondre parfaitement aux attentes du chef d’entreprise.
Le profil idéal
Dans le cas d’Healtis, c’est Lucien Hammen, diplômé d’une école d’ingénieur de Grenoble, passé par un stage dans le laboratoire travaillant sur l’IRM au sein du CHU de Nancy-Brabois, qui présentait le profil idéal. « Il nous fallait absolument un responsable technique », insiste Yannick Ponvianne. « Sans cela, c’est l’existence de l’entreprise qui était en danger. » Grâce aux différentes aides accordées notamment par la région Lorraine, l’intégration de Lucien Hammen aura coûté seulement 9.000 € pendant 6 mois à Healtis. Le 31août, le dispositif Ardan arrivait à son terme, l’embauche en CDI était effective au 1er septembre.
Aujourd’hui, l’activité d’Healtis connaît une belle croissance : après une année 2013 à l’équilibre, avec 112.000 € de chiffre d’affaires, l’entreprise a bouclé son exercice 2014 sur 320.000 € de chiffre d’affaires et un résultat net de 160.000 €. « Nous avons enregistré 25 commandes, qui nous ont pris beaucoup de temps », souligne Yannick Ponvianne. L’exercice 2015 devrait se boucler sur 500.000 de chiffre d’affaires.
Vers une levée de fonds
Pour faire face à la croissance, le dirigeant d’Healtis a depuis embauché deux personnes, dont une spécialiste de la modélisation numérique. En 2015, l’entreprise veut obtenir une accréditation de la Cofrac, le Comité français d’accréditation, selon la norme ISO 17025, qui concerne les « exigences générales concernant la compétence des laboratoires d’étalonnages et d’essais ». Problème : l’activité d’Healtis est tellement innovante, que la Cofrac va devoir comprendre de quoi l’entreprise parle avant d’attribuer une accréditation. Autre domaine dans lequel Healtis veut accélérer : la mise au point du dosimètre. Une directive européenne va imposer dès 2016 à tous les travailleurs en contact avec des champs magnétiques de mesurer leur niveau d’exposition : le marché est énorme, mais il faudra être prêt. Des développements qui vont demander du temps, mais aussi beaucoup d’argent : « Nous avons le projet de boucler rapidement une levée de fonds », dévoile Yannick Ponvianne. « Notre objectif est clairement d’aller encore plus vite ».
Healtis
(Vandœuvre-lès-Nancy – 54)
Dirigeant : Yannick Ponvianne
CA : 320.000 €
Effectif : 5
Contact : www.healtis.com.
Basée à Vandœuvre, dans les locaux du CHU de Nancy-Brabois, Healtis a recruté son responsable technique grâce au dispositif Ardan, pour Actions régionales pour le développement d’activités nouvelles.