Président de l'association Défense-Permis.com
À 67 ans, Jacques Perrin s'est fixé pour mission de relancer le Club Défense Permis, spécialisé dans l'assistance juridique des automobilistes confrontés à des retraits de points, suspension ou annulation de leur permis. Mise en liquidation judiciaire fin 2010, l'association stéphanoise, créée en 1974 par Francis Rongier, affichait un passif de 488.000€ pour un chiffre d'affaires 2010 de 750.000€. «Pour retrouver la rentabilité, on mise sur une gestion plus rigoureuse et sur la conquête de nouveaux adhérents, particuliers mais aussi entreprises, qui ont tout intérêt à ce que leurs collaborateurs conservent leur permis», expose Jacques Perrin, qui a repris l'association le 1ermars. Boulimique d'activités, cet ancien directeur commercial devenu en 2003 directeur général de Poyet Médical (filiale du groupe Hartmann), aurait pu profiter d'une retraite bien méritée après «46 années de travail et 184 trimestres de cotisations». Il n'en fut rien! En 2006, Jacques Perrin accepte une mission du Centre Visas du CHU de Saint-Étienne, spécialisé dans la prévention et le dépistage des troubles du sommeil. «Ma mission était de développer une société pour fabriquer un appareil destiné à l'apnée du sommeil, créer une fondation et trouver l'argent pour cette fondation. Cette mission, je l'ai menée à terme fin 2009. Comme je ne peux pas tenir en place, j'ai cherché une nouvelle occupation», relate-t-il. Adhérent du Club Défense Permis depuis de nombreuses années, il assiste en 2010 à la débâcle financière de l'association. «Quand on commence à demander des dons aux adhérents, c'est qu'il y a un problème. Je ne pouvais pas laisser disparaître la plus ancienne association de défense des automobilistes», commente Jacques Perrin. Avec son dynamisme sans faille et son carnet d'adresses dans le monde de l'entreprise, le président de l'association, fraîchement rebaptisée Défense-Permis.com, ambitionne de porter le nombre d'adhérents de 3.000 à 9.000. Un pari audacieux mais pas insensé au regard des nouvelles dispositions gouvernementales. La mort annoncée des panneaux de signalisation des radars fixes pourrait bien coïncider avec le retour à la vie de l'association.
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