Internet des objets : Demain la balance parlera au frigo
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Internet des objets : Demain la balance parlera au frigo

Usages de l'internet Le colloque WPMC et de la semaine B-Ware, du 3 au 9octobre, à Brest, aborde l'internet des objets. Un sujet d'avenir.

Internet relie les hommes. Et si, demain, il reliait aussi les objets? Ce sujet de l'internet des objets est le thème principal de la semaine "B-Ware", organisée, à Brest, début octobre, en marge du symposium WPMC (voir ci-dessus). Son objectif: expliquer et échanger, avec le public, sur l'avenir de ces technologies. «L'avenir, ce sont des milliards d'objets qui pourraient être reliés entre eux», explique Aymeric Poulain-Maubant, l'un des organisateurs de l'événement pour le compte du technopôle Brest-Iroise, de BMO, de Télécom Bretagne et de l'Afeit. Ces objets, souvent équipés de puces RFID sont capables d'acquérir de l'information. Imaginons. Si toutes les valises sont équipées d'une puce RFID, elles pourraient «discuter» entre elles à l'aéroport et se transmettre des informations sur les endroits où elles ont été ralenties ou perdues. Peu à peu, la valise devient "intelligente" dans le sens où elle peut conseiller l'utilisateur sur le choix de tel ou tel aéroport. Autre exemple, celui de la balance et du réfrigérateur connectés qui échangent des données sur le poids de leur propriétaire. La balance commande au réfrigérateur d'acheter plus de fruits ou moins de bière... La balance peut même être connectée au médecin qui en cas de surpoids déclenche un appel téléphonique. Le réfrigérateur devient l'objet communicant qui va commander les courses au supermarché. Cela peut-être une puce insérée dans un vêtement analysé par une machine à laver. Ou alors, par le vendeur du vêtement qui saura quand il a été acheté. «C'est assez amusant de se dire que l'on est capable, aujourd'hui, de réaliser ce genre de chose», poursuit Aymeric Poulain-Maubant.




Une nouvelle économie

Cette mutation pourra s'accélérer grâce à la 4G. Elle permet en effet le passage de la numérotation IPV4 à IPV6. Car demain, la machine à café connectée à internet devra aussi avoir une adresse IP. «Tous nos ordinateurs ont une adresse IPV4. Mais on a atteint les limites. Si on faisait une couche de sable de 50 kilomètres au-dessus de la terre, chaque grain de sable pourrait avoir son adresse IP! On a été obligé d'agrandir le nombre de numéros», poursuit l'expert en télécoms. Une nouvelle économie est en train de naître qui soulève des questions de protection de la vie privée. D'où l'intérêt d'une manifestation comme B-Ware, qui au-delà de la technique aborde aussi les sujets de société.


www.b-ware.fr

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