Industria 2016 : « Moi, Pascal Torres, dirigeant d'Osmose et industriel du futur »
# Industrie # Innovation

Industria 2016 : « Moi, Pascal Torres, dirigeant d'Osmose et industriel du futur »

Pour accompagner ses clients à l’international, le spécialiste azuréen du génie climatique, la PME Osmose, s’est converti avant l’heure aux principes de l’Industrie du Futur, thème central de la quinzième édition du Forum Industria. Témoignage.

Qu’est-ce que l’Industrie du Futur et comment y accéder ? C’est sur ce thème que s’est penchée la quinzième édition du Forum Industria, à la fois vitrine du savoir-faire industriel azuréen et convention d’affaires organisée les 17 et 18 novembre dernier par l’APPIM, en partenariat avec la CCI NCA et l’UIMM06. Un sujet encore éminemment conceptuel - voire abscons - pour la majorité des PME industrielles que Daniel Froehlicher, un des correspondants régionaux de l’Alliance Industrie du Futur, animateur d’une conférence dédiée, a défini en trois mots : « Optimisée. Connectée. Créative ».

De la réalité au rêve

A ses côtés, Pascal Torres, dirigeant de l’entreprise azuréenne Osmose, installateur en génie climatique pour l’industrie, est venu démontrer par l’exemple que l’on peut être à la tête d’une PME de 35 personnes et se revendiquer comme un « industriel du futur ».

Premier constat, « on parle non pas d’une industrie du futur, mais d’une industrie du présent car tous les outils existent pour que ces idées du futur soient applicables dès maintenant, y compris dans nos PME », avance en préambule le dirigeant de l’entreprise qui a réalisé en 2015 un chiffre d’affaires de 6,5 millions d'euros. Deuxièmement, « il faut se fixer un objectif, un rêve à partir de notre réalité du quotidien ». En l’occurrence, pour Osmose, accompagner ses clients industriels dans leurs filiales partout dans le monde.

Outils 3D

« Des freins justifiaient notre absence, en premier lieu, celui du déplacement et de ses coûts engendrés ». Alors, pour réaliser des opérations en dehors de son secteur géographique historique (les Alpes-Maritimes), l’entreprise s’est équipée il y a une paire d’années de procédés de fabrication innovants, l’une des six portes d’entrée identifiées par l’Alliance Industrie du Futur. A savoir, « l’écosystème 3D », du scanner aux logiciels de simulation et de conception, sans oublier l’impression. En tout, Osmose a investi une enveloppe d’environ 40.000 euros à laquelle s’est ajouté le recrutement de deux ingénieurs pour renforcer son bureau d’études et la création d’un atelier de production.

Des contrats à Dubaï et aux Etats-Unis

C’est là que sont préfabriqués, testés et validés avant démontage les systèmes de ventilation, intégrés en 3D au préalable dans l’environnement réel des clients, lui-même scanné en amont, leur permettant ainsi « de se projeter avec une solution simplifiée ». Grâce à ce process, Osmose a pu concrétiser en 2016 ses deux premières réalisations à l’international, l’une à Dubaï, l’autre aux Etats-Unis, pour le compte de deux clients parfumeurs, alors qu’elle était en compétition avec des concurrents locaux.

« Le surcoût du transport et des frais de déplacement ont été gommé par le processus de préfabrication qui réduit considérablement la durée du chantier in situ et nos compétences sur les installations très techniques », reprend Pascal Torres qui conclut, « l’Industrie du Futur impressionne pourtant on peut aussi à notre échelle en faire partie, il faut juste rêver un peu, avoir une stratégie claire, la dérouler à son rythme tout en privilégiant l’innovation ». A bon entendeur…

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