Sophie Jullian,
directrice scientifique d'IFP Énergies nouvelles et représentante du consortium Indeed.
Quel est l'objectif de l'Institut national pour le développement des écotechnologies et des énergies décarbonées?
Installé à Solaize sur un ancien site du CNRS, Indeed a pour ambition de bâtir l'usine du futur avec des procédés éco-efficients dans les domaines de l'énergie verte, de la chimie ou encore du recyclage. Par une approche systémique et non isolationniste, Indeed regroupera, au coeur de la vallée de la chimie, un campus technologique pour fédérer des compétences, des plateformes collaboratives, à l'exemple d'Axel'One, des start-up et des industriels pour faire émerger des innovations de rupture.
Qui est à l'origine de cette initiative et comment va-t-elle être financée?
Sept membres fondateurs que sont les industriels Arkema, GDF Suez, le Centre technique de la plasturgie et Rhodia, ainsi que des organismes publics de recherche (CNRS, IFP Énergies nouvelles et l'université de Lyon) constituent le consortium qui deviendra une SAS. L'Indeed pourra prendre possession d'une partie de ses locaux dès septembre2011. Près de 145M€ seront investis sur dix ans, avec le soutien du grand emprunt. Au démarrage, le budget de fonctionnement est estimé à 5M€ par an. Il devrait monter en puissance dans les années suivantes. Ses ressources proviendront de la commercialisation de prestations de service, de licences technologiques et de dividendes.
Quelles retombées sont attendues pour la région?
Grâce à ce partenariat public privé, près de 1.500 nouveaux emplois indirects seront créés dans la vallée de la chimie. Tout le tissu économique et de PME sous-traitantes pourra bénéficier de ces retombées. La structuration d'une filière autour des énergies vertes permettra de faire émerger des innovations, de la recherche et donc des emplois.
- TROIS QUESTIONS À