Imporgal : Les travaux de sécurisation achevés
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Imporgal : Les travaux de sécurisation achevés

Les travaux d'Imporgal sur le port de commerce de Brest sont achevés. La filiale de Primagaz a investi 10M€ pour se mettre aux normes Seveso. Brest, un site stratégique pour Primagaz qui importe 1.700 tonnes de GPL par an soit la consommation de 1.700 ménages.

10M€. C'est le montant consenti en deux ans par Imporgal, filiale à 100% de Primagaz (1.000 salariés en France), pour adapter son site à la réglementation Seveso. Le 21septembre 2001, le site AZF explose. La France est en émoi. À Brest, quelques années plus tard, un bras de fer s'engage avec les riverains du quartier de Saint-Marc, situé sur la falaise, juste au-dessus d'Imporgal. Ils craignent pour leur sécurité et des contraintes urbanistiques. Imporgal emplit chaque année plus d'un million de bouteilles de gaz. C'est aussi un important site de stockage du GPL (issu de l'exploitation de champs de gaz naturel et du raffinage du pétrole). Pendant trois ans, collectivités, riverains et État vont discuter. Primagaz brandit même la menace du départ. Finalement, Imporgal fera les travaux prévus par le plan de prévention des risques technologiques. Présentés en octobre, ces changements réduisent les capacités de stockage de 9.000 à 7.000m³. Deux nouvelles sphères de propane enroulées dans un coquetier en béton et hermétiques à toute agression grâce à une couverture d'un mètre de sable d'épaisseur sont construites. L'emplissage des trois autres sphères de butane, que l'on voit de la quatre voies quand on arrive à Brest, est réduit de 1.500m³ à 350m³. Le nombre de détecteurs double et deux vieilles sphères de stockage sont démolies. L'ensemble des travaux génère 280 tonnes d'acier valorisé sur place par le groupe Guyot. Pour compenser la tension liée à la réduction des capacités de stockage, la rotation des stocks sera plus importante. Brest, 21 salariés directs seulement, mais un site important dirigé depuis octobre par Yannick Bleuzen. «C'est l'un des cinq points d'importation stratégique du gaz de pétrole liquéfié en France à côté de Bordeaux, Fos-sur-Mer, LeHavre et Donges», explique Massih Niazi, directeur des opérations de Primagaz France. Chaque année, 1.700 tonnes de GPL -soit l'équivalent de la consommation annuelle de 1.700 ménages- sont déchargés au terminal maritime de Primagaz implanté ici depuis 1971. Un site stratégique également en raison du nombre de clients en Bretagne: 40.000 particuliers et 10.000 professionnels, agriculteurs, entrepreneurs, hôteliers et restaurateurs. «Nous intervenons beaucoup auprès des agriculteurs pour le séchage des serres, par exemple. Ou sur les process industriels», explique Massih Niazi. Au global, en Bretagne, Primagaz évalue à 25% sa part de marché (20% France entière).




Entreprises du port: des travaux au cas par cas

Les travaux ont permis de réduire la zone de risque à 450 mètres à la ronde (1.400 mètres auparavant). Le périmètre s'arrête au pied de la falaise. Si Océanopolis en est exclu, entre 50 et 70 entreprises y sont toujours incluses. Au cas par cas, elles devront renforcer leur bâti, par exemple ajouter des poutres ou du double vitrage. «Ce sont les règles du Plan de Prévention des Risques Technologiques qui sont les plus floues», explique-t-on chez Imporgal. Le montant des travaux ne devrait toutefois pas dépasser un plafond de 10% de la valeur vénale des bâtiments. Autre sujet de discussion futur, la recherche de solutions pour le fret ferroviaire. La SNCF s'interroge sur ses priorités et notamment sur le maintien d'une offre sur le port de Brest. Des discussions sont en cours avec la CCI et d'autres entreprises pour essayer d'organiser une logistique commune ferroviaire.




www.primagaz.fr

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