Holverdia : L'éditeur végétal s'offre une troisième société à Amiens
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Holverdia : L'éditeur végétal s'offre une troisième société à Amiens

P-dg de la holding Holverdia à Orchies, spécialisée dans la création et la distribution de roses, Olivier Mathis se diversifie avec les jardins du Pic Vert à Amiens.

Né dans une famille de pépiniéristes et ingénieur du paysage de formation, Olivier Mathis aime se définir comme « un entrepreneur du végétal ». Ce dernier a réuni ses deux passions : l'esprit d'entreprendre et le végétal, en particulier la rose, dans la holding Holverdia, une PME installée à Orchies. Celle-ci emploie 15 salariés en CDI (jusqu'à 30 en haute saison) et son P-dg, ne communique pas le chiffre d'affaires.

Une 3e société rejoint la holding
Holverdia, qui possède déjà deux entreprises spécialisées dans la création, l'édition et la distribution de rosiers, a fait l'acquisition en début d'année d'une 3e société, dont le dirigeant partait en retraite. Il s'agit du Jardin du Pic Vert, à Amiens, spécialisé dans la vente de végétaux sur Internet, avec plus de 10.000 références. Cette société réalise en 2014 un chiffre d'affaires de 877.200 €, avec 7 salariés, pour un bénéfice de 130.000 €.


Un renforcement de la VAD
Holverdia possède par ailleurs la société Verdia, spécialisée dans le développement et la mise en marché de rosiers innovants (particulièrement résistants aux maladies) sous la marque Decorosiers. Cette société anime un réseau de 63 pépiniéristes producteurs. « Plus d'un million de Décorosiers sont vendus chaque année », précise Olivier Mathis. Verdia réalise un chiffre d'affaires (clos le 30 juin 2013) de 1,9 M€, pour un bénéfice de 235.300 €. En 2011, Holverdia avait également repris la roseraie Guillot (en Isère), fondée en 1829. Celle-ci produit et vend, uniquement sur Internet, « quelques centaines de milliers de roses », indique Olivier Mathis qui ne donne pas de chiffre d'affaires, mais précise « qu'un tiers est réalisé à l'export ». Avec l'acquisition du Jardin du Pic Vert, Olivier Mathis fait donc le choix stratégique de renforcer son activité VAD en proposant d'autres végétaux en ligne que les roses Guillot. Si aujourd'hui Verdia est l'activité la plus importante du groupe, « la VAD a un fort potentiel de croissance », affirme le dirigeant. En bon passionné, il prévient tout de même : « Je m'attacherai toujours à ce que le rosier reste notre fer de lance ».

Une extension à Orchies
Contrairement à Verdia et au Jardin du Pic Vert, Guillot n'est pas tout à fait rentable. Pour faire des économies d'échelle et tirer les profits vers le haut, Olivier Mathis a donc prévu de rassembler les ateliers de conditionnement de Guillot, en Isère (où restera la production) et ceux des Jardins du Pic Vert, à Amiens, sur un seul et même site à Orchies, où déménageront également les bureaux d'Holverdia. L'emménagement sur ce site, en location, est prévu pour le 1er trimestre 2016. Cette dernière acquisition et ce futur déménagement représentent un investissement d'un peu plus d'un million d'euros. Une opération qui est accompagnée financièrement par les trois associés historiques d'Olivier Mathis : Autonomie & Solidarité, l'IRD et BVC (Benoît Vanderschooten Conseil).


Élodie Soury-Lavergne

A propos d'Holverdia
(Orchies) P-dg : Olivier Mathis CA : non communiqué 15 salariés en CDI www.decorosiers.com

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