À graviter dans le monde du textile depuis 25 ans en tant que directrice de marque ou encore chef de marché, Karine Joncquel a finalement sauté le pas de la création d'entreprise. Avec Hanjo, elle s'adresse à une clientèle toute trouvée : les hommes adeptes de la "bistronomie".
L'idée
Maman de grands et costauds gaillards et épouse d'un bon vivant, Karine Joncque propose des vêtements de qualité et confortables : des coupes capables de mettre en valeur des hommes « extra-ordinaires ». Installée à Roubaix, la marque Hanjo travaille des chemises et des chaussettes en fil d'Écosse pour les hommes « amoureux des bonnes tables, des bons vins et des moments de convivialité entre amis », explique Karine Joncquel tout en précisant que pour ses clients « le confort ne se fait pas au détriment du style ». C'est en regardant le vestiaire de son mari que l'entrepreneuse a eu l'idée de cette typologie de vêtements. « Je voulais une coupe de chemise qui assure confort et liberté de mouvements mais qui donne aussi une jolie silhouette ». Ne trouvant pas son bonheur, elle décide de le provoquer avec des chemises en coupe droite et des pinces dans le dos.
Le concept
« Les chemises s'inspirent des métiers de la bouche. C'est toujours discret et de bon goût mais ce qu'on croit être des petits points sont en réalité des ballons de vin par exemple. Même le nom des chemises est une référence : Cru bourgeois, Millésime, La Tourbée. Les étiquettes des produits sont, elles, en forme de sous-bocks. » La marque propose un vestiaire à destination de morphologies généreuses, la profondeur de taille allant du M au XXXL.
Les projets
Au-delà des chemises et des chaussettes, Karine Joncquel souhaite élargir son vestiaire avec des t-shirts, des écharpes, des caleçons, etc. Elle a lancé la commercialisation de ses premiers produits en septembre 2015 et envisage de recruter, d'ici à trois ans, au moins cinq personnes. Fabriqué à Istanbul et designé par des freelance régionaux, son vestiaire comptabilise 90 000 euros de chiffre d'affaires depuis son ouverture. La dirigeante lève par ailleurs 200 000 euros et développe ses ventes via internet et trois points de vente à Lille, Bondues et Croix ainsi qu'un concept-store à Paris.