Le spécialiste coté de l’analyse de la qualité de l’air et des capteurs Tera (107 salariés ; 12,88 M€ de CA), fondé en 2001 par Pascal Kaluzny, annonce avoir cédé 100 % des laboratoires Tera Environnement (ceux de Crolles en Isère et de Fuveau dans les Bouches-du-Rhône) et Toxilabo (à Nantes), actifs de sa branche d’activité "analyses chimiques en laboratoires", à Celnor France. Celnor France est une filiale du groupe britannique Celnor (1 700 salariés), spécialisé dans les tests, l’inspection, la certification et la conformité. L’opération représente le premier rachat de Celnor dans l’Hexagone, qui renforce ainsi sa présence à l’international.
Recentrage sur la mesure de l’air en temps réel
Cette cession marque un changement de cap pour le groupe isérois qui a décidé de se recentrer sur ses activités de mesure en temps réel pour poursuivre sa croissance. À court terme, cette opération capitalistique devrait avoir un fort impact sur le chiffre d’affaires et la rentabilité du l’entreprise : en 2024 en effet, l’activité laboratoires représentait 84 % du chiffre d’affaires de Tera, avec un EBITDA supérieur à 20 %, contre un EBITDA consolidé de 7 % pour tout le groupe. Le groupe renforce du même coup sa structure financière, en apurant la quasi totalité de ses dettes. Enfin, le nombre de collaborateurs passera d’une centaine à une trentaine de personnes.
Lancement de nouveaux produits et OPRA
"Le produit de la cession va nous permettre d’accélérer les développements en cours", a justifié Pascal Kaluzny dans un communiqué. Le groupe, qui développe et distribue notamment des capteurs de mesure des particules fines est ainsi en train de développer un petit capteur de CO2 sur silicium, qui devrait être mis sur le marché dès l’an prochain.
La société, entrée en Bourse en 2019, a par ailleurs annoncé qu’elle utiliserait une partie du produit de la cession pour lancer une offre publique de rachat d’actions (OPRA) sur ses propres titres. Le projet portera sur un montant de 13 millions d’euros, à un prix d’achat de 6,5 euros par action Tera. Les associés historiques de l’entreprise devraient participer à l’opération, qui permettra aussi aux investisseurs du groupe "une opportunité de liquidité", avance Pascal Kaluzny. Les termes et conditions de l’OPRA doivent encore être soumis à l’approbation des actionnaires de Tera avant d’être soumis à l’examen de l’AMF d’ici la fin de l’année.