Certes, Grenoble ne figure pas en haut du classement établi par le Journal des entreprises. Sans doute l'agglomération a-t-elle pris le train de l'attractivité plus tôt que d'autres et se trouverait dans une phase de consolidation. Le territoire, en dépit de la crise économique, n'affiche-t-il pas un taux de chômage de 8,2%, soit en deçà de la moyenne nationale qui s'établit à 9,6%? L'agglomération grenobloise tire son épingle du jeu pour sa place dans la formation. Elle s'installe en effet au cinquième rang pour son taux de détenteurs d'un bac professionnel ou général, soit 50,2% de la population. Elle occupe aussi une place honorable pour son nombre d'emplois de cadres. Autant de points que vient corroborer l'étude Apec sur l'attractivité des régions françaises pour les jeunes cadres et jeunes diplômés (mars2012). Il apparaît que Lyon et Grenoble sont les villes jugées les plus attractives. Pour 60% des jeunes cadres et des jeunes diplômés, la région Rhône-Alpes est celle qui allie le mieux qualité de vie et dynamisme économique. Les jeunes sont sensibles aux problématiques de transport et à la présence d'un environnement préservé. Le dynamisme économique se mesure à la densité et à la diversité des entreprises, ainsi qu'à la présence de sociétés à forte notoriété. En effet, Rhône-Alpes reste la seconde puissance économique régionale (9,5% du PIB) derrière l'Ile-de-France. L'étude souligne «un tissu productif diversifié» et un socle industriel constitué de nombreuses industries à haute intensité technologique. Rappelons enfin que Grenoble concentre une des plus fortes parts des emplois stratégiques à fort contenu décisionnels, également appelés fonctions métropolitaines, (14%) directement derrière Paris (18%).
(Photo GEM)DÉCRYPTAGE