Près d'un millier de visiteurs était attendu le 22 janvier à l'Espace 2000 à Grand-Champ pour la 4e édition du salon départemental des métiers en agriculture, co-présidé par Sylvie Robin et Nicolas Chesnin. Collégiens, lycéens mais aussi salariés en reconversion qui ont pu nouer des contacts auprès des 60 exposants et professionnels présents et s'informer autour de quatre ateliers-débats.
Transmission et formation
En première ligne, un pôle transmission. «Sur 9.000 agriculteurs exploitants dans le Morbihan, 2.400 partirons à la retraite dans les cinq années à venir, dont la moitié sont associés en Gaec», spécifie Nicolas Chesnin, président des JA 56. «Face à 150 installations annuelles, l'urgence est à la promotion active d'un secteur qui s'ajuste aujourd'hui à des mutations structurelles que la crise renforce. La problématique brûlante de la transmission nous incite à déployer de nouveaux leviers.» Parmi lesquels un comité départemental de la transmission pour lister auprès du répertoire à l'installation, en amont, les recherches des repreneurs en adéquation avec la typologie des exploitations en cession. Sous le couvert aussi d'une mutualisalisation régionale. Toutefois, le salariat ne doit pas être mis entre parenthèses. Avec une demande de 4.500 équivalents temps plein dans les IAA - qui concentrent 44 % de l'effectif industriel du département -, le salariat en production peut constituer une étape indispensable avant l'installation. A noter le rôle du comité départemental de l'emploi agricole, créé il y a deux ans et qui «centralise les besoins des exploitations en enquêtant sur le terrain», explique Sylvie Robin, sa présidente. «Quant au temps partiel recrudescent,les groupements d'employeurs tels Solutis aiguillent de plus en plus les salariés vers les métiers du service qui, malgré un tassement, connaissent un renouvellement.»
Concomitante, la formation est promue via le comité régional emploi et formation Cref ou l'association emploi formation AEF. Avec, parmi les porteurs de projet, un tiers de ?reconvertis? et, parmi les installations aidées, la moitié qui ont suivi la formation adulte du brevet professionnel BPREA, l'intérêt d'une campagne de communication du secteur via le salon n'est plus à prouver. En attestent aussi les maisons familiales rurales et lycées agricoles qui font le plein d'élèves.
Consom'action
Pour les co-présidents, «les altérations des métiers et les besoins des citoyens doivent interagir. La consom'action, en favorisant la proximité, préservera le savoir-faire local. Et les quelque 20 % d'installations annuels dans les nouvelles filières de type bio permettront à l'agriculture d'entrer en connivence avec les attentes des consommateurs.
Contact : 02.97.46.22.08
Le 4e salon des métiers en agriculture s'est tenu le 22 janvier à Grand-Champ. Un leitmotiv:retrouver une lisibilité dans le secteur. Un enjeu : favoriser la transmission par la formation.