Globe Export : De petites séries à forte valeur ajoutée
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Globe Export : De petites séries à forte valeur ajoutée

L'ENJEU En misant sur les petites séries à forte valeur ajoutée, Globe Export, à Rospporden, affiche 10% de croissance dans une filière pourtant en stand-by. Explications.

Mathieu Isoard, le jeune et dynamique repreneur de Globe Export (20 salariés, 2,5M€ de CA), n'attend pas que la filière se structure : il avance seul, au coup par coup. Tartares, perles salées ou sucrées, pâtes, rillettes, haricots de mer... Son catalogue compte une centaine de références de spécialités à base d'algues, uniquement à des fins alimentaires, dont 70% sont destinées au marché national et 30% à l'export (UE, Russie, Amérique du Nord et Afrique du Sud), avec un CA en croissance de 10% cette année.




Un cercle vertueux

« À l'inverse de bon nombre de nos concurrents, on fait des petites séries à forte valeur ajoutée à partir d'algues brutes, qui n'ont pas beaucoup de valeur ajoutée et qui sont même parfois considérées comme des déchets », confie le jeune dirigeant, qui ne transforme qu'environ 350 tonnes d'algues par an. Des transformations pour lesquelles il innove en permanence. « Ça nous permet d'aller sur des marchés à forte valeur ajoutée pour ensuite investir à nouveau dans la R&D », explique-t-il. Des innovations culinaires plusieurs fois primées qu'il commercialise sous trois marques disctinctes : Algues de Bretagne pour les grossistes et la restauration, Miss Algae pour la grande distribution et Christine Le Tennier (la fondatrice de l'entreprise, en 1986) pour l'épicerie fine.




Certification qualité IFS : un visa pour le monde

Mais pour se développer, Mathieu Isoard mise aussi sur la qualité. Il vient d'ailleurs de recevoir un précieux sésame pour le monde en devenant le premier français, dans la filière algues à décrocher la certification International Food Standard. « Ça arrive à point nommé : j'ai justement de gros marchés qui viennent de tomber... Il y a tout juste un an, j'avais fait le choix de doubler nos effectifs qualité : ça a été payant ! », sourit celui qui, pour répondre au cahier des charges de cette certification, a notamment fusionné son site de Concarneau avec celui de Rosporden, grâce à un agrandissement de 350 m² de ce dernier. « C'est une belle récompense qui va nous ouvrir de nouveaux marchés et qui nous a aussi permis de structurer l'ensemble de nos services en interne ainsi que de réduire les coûts indirects en augmentant encore la qualité ».




Après les algues, les insectes

Un an seulement après avoir repris l'entreprise, Mathieu Isoard n'a pas hésité à mettre plus de 500.000€ sur la table (avec l'aide du Conseil général, du Conseil régional et de BPIFrance), pour soutenir son développement. De quoi, notamment, lancer une nouvelle gamme de produits bio, agrandir son usine, mais aussi lancer un site de production de plantes marines et de spiruline dans sa Drôme natale, qui bénéficie d'un meilleur taux d'ensoleillement que le Finistère. Et après les algues et la spiruline, il ne se cache pas de regarder de près du côté des insectes, « une source de protéines qui répond parfaitement aux défis environnementaux de demain ». En juillet, il lancera donc quatre tartares aux algues et aux insectes (en collaboration avec un partenaire belge), ainsi que deux types de pâtes hyper-protéinées.

Globe Export



(Rosporden) DG : Mathieu Isoard 20 salariés 2 M€ de chiffre d'affaires 02 98 66 90 84

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