Loi Robien, loi Scellier, loi Demessine... sonneraient-elles comme des «jackpots financiers»? Oui, si on s'en tient aux multiples avantages fiscaux mentionnés sur le papier. Pas si évident, en revanche, au regard des réclamations remontées auprès d'UFC - Que Choisir par des investisseurs désabusés. L'association de consommateurs a jeté un pavé dans la mare... locative. Selon UFC - Que Choisir, «le système a été perverti au fil des années par certains promoteurs ayant construit à tort et à travers dans des zones géographiques où les appartements, en raison d'une offre surabondante, ne pourraient trouver de locataires». Sur son site web, l'association souligne aussi d'autres dérives dans le cadre de la loi Scellier. «À Quimper, par exemple, le plafond de location Scellier est de 358€ par mois hors charges pour un studio de 30m². Or dans cette ville, il est désormais très facile de se loger pour 350euros par mois.» Pour investir dans l'immobilier avec succès, un minimum de vigilance est de mise. Existe-t-il une demande locative réelle dans la ville et dans le quartier? L'emplacement est-il attractif? Le projet prend-il en compte une baisse ou une hausse des revenus futurs? Le gestionnaire envisagé est-il fiable? Autant de questions à se poser avant d'investir.
Pour s'y retrouver, il est préférable de mener sa petite enquête, et de ne pas hésiter à aller voir de quoi il en retourne sur le terrain. Pour investir dans un produit adapté à la demande des locataires, il faut s'informer sur les loyers moyens pratiqués, sur le type et l'importance de la demande locative, le niveau de vie et de s'adapter à la clientèle visée. Cela vous permettra de «bétonner» votre dossier pour goûter aux réels avantages de la pierre.
- Pour en savoir plus: www.quechoisir.org
Même quand il est aidé par l'État, l'investissement dans l'immobilier n'est pas dépourvu de risques.