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France Fil International veut augmenter ses capacités de production
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France Fil International veut augmenter ses capacités de production

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La PME angevine France Fil, qui conçoit et fabrique à St-Clément-des-Levées des containers en fil d’acier, investit tous les ans a minima 300 000 euros dans son outil de production. Elle veut passer à la vitesse supérieure avec un programme d’investissement de deux à trois millions sur trois ans à partir de 2026, avec l’objectif d’augmenter son chiffre d’affaires de 25 %.

Hadi Remita a repris l’entreprise France Fil International en février 2018 — Photo : Olivier Hamard

France Fil International vient de célébrer ses 70 ans et veut continuer de grandir : l’entreprise de Saint-Clément-des-Levées, aux portes de Saumur, vise une croissance de 25 %. La PME qui conçoit et fabrique des containers en fil d’acier, enregistre depuis plusieurs années un chiffre d’affaires stable, autour de 12 millions d’euros. Elle veut atteindre 15 millions d’euros d’ici quelques années.

Deux à trois millions d’euros d’investissements

Pour cela, l’entreprise, qui injecte environ 300 000 euros tous les ans dans son outil industriel, envisage à partir de 2026 un programme d’investissements de deux à trois millions d’euros sur trois ans. "Nous allons renforcer nos moyens de production et améliorer les conditions de travail des collaborateurs, explique Hadi Remita président de France Fil International. L’objectif de 15 millions d’euros passera par une productivité accrue." L’entreprise, qui utilise des aciers recyclés à 80 %, voire 100 % pour certains et possède sa propre station de traitement des eaux, veut aussi investir pour atteindre un objectif de rejet zéro en 2027.

6 000 clients

Créée en 1954, la PME emploie actuellement 80 collaborateurs en CDI et jusqu’à 100, en comptant les salariés intérimaires. Reprise en février 2018 par Hadi Remita, actionnaire majoritaire accompagné d’un partenaire installé en Champagne, la société travaille pour 40 à 50 % pour le secteur viticole, en France et à l’étranger.

France Fil International emploie 80 collaborateurs en CDI et atteint environ 100 personnes avec du personnel interimaire — Photo : Olivier Hamard

"Nous avons au total 6 000 clients, explique le dirigeant, dont 600 environ actifs chaque année. Dans le domaine viticole, ce sont aussi bien de grands acteurs que des producteurs indépendants", indique le patron de la PME. L’entreprise travaille aussi pour les secteurs de l’industrie et de la logistique, du recyclage, de l’agroalimentaire avec des "rolls" pour la viande, du commerce avec des rayonnages, et le stockage de préformes, par exemple pour les fabricants de boissons qui conditionnent leurs produits dans des bouteilles en PET. Chacun de ses secteurs compte pour environ 10 % de son activité.

Mise en avant du made in France pour gagner des marchés

En augmentant sa production, France Fil International veut aussi gagner de nouveaux marchés. Pour cela, l’entreprise ligérienne table sur plusieurs leviers : Elle renforce sa présence dans des salons professionnels, comme cette année en Italie, où elle est déjà présente mais veut conquérir de nouveaux clients, et met en avant le made in France. "Nous avons une forte concurrence d’Asie et d’Europe de l’Est, ajoute le dirigeant, par ailleurs président de la marque de territoire Produit en Anjou, mais nous arrivons à nous positionner avec un fort niveau de service. De plus, notre fabrication française nous a permis de décrocher de gros donneurs d’ordre, comme Moët et Chandon ou Air France."

25 % d’export

Face à la concurrence majoritairement étrangère, France Fil International exporte tout de même dans le monde entier un quart de sa production : " Nous avons fortement augmenté la part export cette année, explique Hadi Remita, qui était d’environ 14 % depuis deux ans, compte tenu des coûts du fret qui ont désormais baissé. Le prix de l’acier, lui aussi, est redevenu stable. Nous avons tenu le coup pendant la crise et nous espérons maintenant que les prix vont baisser." Reste celui de l’énergie, qui a quasiment été multiplié par trois pour l’entreprise qui parvient néanmoins à répercuter en partie cette hausse sur ses prix.

Maine-et-Loire # Métallurgie # Stratégie # Investissement # Export