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France 2030 : plus d’un milliard d’euros mobilisés en Nouvelle-Aquitaine depuis trois ans
Nouvelle-Aquitaine # Industrie # Investissement

France 2030 : plus d’un milliard d’euros mobilisés en Nouvelle-Aquitaine depuis trois ans

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Trois ans après son lancement, le plan France 2030 tire un premier bilan économique des projets financés en Nouvelle-Aquitaine. Avec plus d’un milliard d’euros de financements mobilisés, elle reste une région dynamique pour les investissements industriels. Les responsables locaux de la mise en place de France 2030 font le point sur les forces locales.

Une maquette du projet de modernisation de la cimenterie Calcia d’Airvault (Deux-Sèvres), un investissement de 285 millions d'euros, qui fait partie des projets soutenus par le plan étatique France 2030 — Photo : Ciments Calcia

558. C’est, à date, le nombre de projets soutenus en Nouvelle-Aquitaine dans le cadre de France 2030, pour un montant total d’aides de plus d’un milliard d’euros (sur un budget national total de 54 milliards d’euros dont 35 déjà engagés). Parmi ces projets, 391 (soit une enveloppe de 728 millions d’euros) sont portés par des entreprises privées. La Nouvelle-Aquitaine se place ainsi en cinquième position des régions ayant le plus bénéficié de France 2030 au niveau national.

Des investissements toujours dynamiques

Les opérateurs chargés de la mise en place de ce vaste plan d’investissements (Bpifrance, l’Ademe et la Banque des territoires) et le préfet de Gironde et de Nouvelle-Aquitaine, Étienne Guyot, font passer le message : "la dynamique continue". Malgré le contexte économique incertain, "il n’y a pas de coup d’arrêt dans les investissements et il y a encore beaucoup de possibilités de financements", résume le représentant local de l’État.

Plus parlant encore : la Nouvelle-Aquitaine fait partie, selon Arthur Fourny, référent régional de France 2030, des régions les plus dynamiques aux côtés, notamment, d’Auvergne-Rhône-Alpes. "Il y a eu 18 ouvertures de sites industriels et 5 fermetures au premier semestre dans la région", ajoute-t-il, précisant aussi qu'environ un tiers des dossiers déposés au sein de France 2030 sont financés.

Disparités territoriales

La répartition est évidemment hétérogène, en nombre de projets comme en montants d’aides accordés. La Gironde est assez largement en tête (229 projets, 451 millions d’euros investis).

Viennent ensuite les Pyrénées-Atlantiques (70 projets, 216 M€), la Charente-Maritime (46 projets, 113,5 M€) et la Haute-Vienne (46 projets, 51,5M€), la Vienne (39 projets, 106 M€) et les Landes (34 projets, 16 M€), la Charente et la Dordogne avec 25 projets chacun (pour respectivement 44,5 M€ et 28,5 M€ engagés).

La Corrèze (15 projets, 12 M€), la Creuse (12 projets, 4,5 M€), les Deux-Sèvres (9 projets, 34,5 M€) et le Lot-et-Garonne (9 projets 18 M€) ont également bénéficié de l’appui de France 2030.

Filières porteuses

Les montants engagés correspondent souvent aux spécificités économiques régionales. Ainsi, le financement dans la relocalisation de la fabrication des médicaments et des dispositifs médicaux (filière santé) représente 170 millions d’euros, celui du "premier avion bas carbone" (filière aéronautique) plus de 127 millions d’euros et l’innovation en faveur d’une alimentation "saine, durable et traçable" 52 millions d’euros environ.

Du côté des leviers identifiés, celui bénéficiant des financements les plus importants reste la sécurisation de l’accès aux matières premières (112 projets) via, par exemple, le projet du groupe Swiss Krono d’installer une grosse usine de fabrication de panneaux en bois pour la construction en Lot-et-Garonne (financé à hauteur de plus de 32 M€).

Dynamique de décarbonation

L’objectif de décarbonation de l’industrie pour "réduire de 35 % les émissions de gaz à effet de serre" de la France à horizon 2030 pèse, à lui seul plus de 65 millions d’euros de financements en région."La région représente 6 % des émissions de gaz à effet de serre nationales mais 16 % des EGS évitées dans un futur proche", assure Emmanuel Bejanin, directeur régional délégué de l’Ademe (Agence de la transition écologique).

La décarbonation des zones portuaires ou la transformation du cimentier Calcia à Airvault (Deux-Sèvres) font partie des projets cités contribuant à gonfler ce chiffre, tout comme les investissements qui bénéficient à des "démonstrateurs territoriaux" comme celui de La Rochelle (Territoire Zéro Carbone), qui à travers 3 dispositifs d’aides différents, bénéficie de plus de 23 millions d’euros de financements.

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