C'est à Cabrières-d'Aigues, petit village de huit cent habitants niché au coeur des vignes, à la frontière du Vaucluse, qu'est implantée la société Florajet, spécialiste de la transmission florale. Un concurrent direct d'Interflora qui, en vingt ans d'existence, est devenu le premier réseau de France, avec 5.700 fleuristes partenaires, dont 78% lui sont exclusifs.
Du fax au smartphone
La société Florajet est née en 1992 de l'intuition de Philippe Lefrancq, pour qui les réseaux de transmission florale existants fonctionnaient sur un mode «peu précis et trop chronophage». L'homme décide alors de lancer son propre concept, basé sur l'utilisation des dernières technologies. «J'ai été le premier à travailler par fax centralisé, explique-t-il. Les fleuristes n'avaient plus à communiquer entre eux. Toutes les commandes étaient centralisées chez Florajet. Mes débuts ont été assez fastidieux, car il m'a fallu plusieurs années pour convaincre les fleuristes, qui, pour la plupart, ne sont pas technophiles. Mais chacun a finalement compris l'intérêt d'un tel système, notamment en terme de rapidité et de réactivité». Après le fax, Florajet a entamé le basculement de son réseau en extranet dès 2010. «Sur les 5.700 fleuristes que nous comptons aujourd'hui, 1.900 sont déjà passés en extranet, confie Philippe Lefrancq. Et désormais, je prépare l'avenir avec une application smartphone, déjà utilisée par près de 400 fleuristes de notre réseau». Un nouveau système qui peut permettre d'enregistrer la commande, mais aussi d'envoyer la photo du bouquet composé à l'expéditeur, ainsi que celle du destinataire, bouquet en mains, au moment même de la livraison. «Notre objectif est d'en donner toujours plus au client, explique Philippe Lefrancq. C'est dans l'ADN de Florajet depuis toujours. Il faut savoir en permanence réinventer son métier».
3M€ pour le web
Outre son réseau de fleuristes, Florajet bénéficie d'un second canal de distribution depuis 2004, avec son site internet, qui compte aujourd'hui près d'un million de visiteurs par mois. «Mais ce sont toujours nos fleuristes qui exécutent les commandes», précise le P-dg, qui a investi plus de 3M€ dans cet outil web. Vingt ans après sa création, la société a su conserver son indépendance. «J'y suis farouchement attaché, martèle Philippe Lefrancq. Je souhaite que Florajet conserve sa position de leader, tout en restant une entreprise à taille humaine».
Florajet
Cabrières-d'Aigues Philippe Lefrancq 45 salariés - CA: 17,3M€ 08 26 10 10 70 www.florajet.com