Finistère : Leclerc réceptionne les premières citadines électriques de Renault

Finistère : Leclerc réceptionne les premières citadines électriques de Renault

Grand raout ce mardi 18 décembre à l’hypermarché Leclerc Pont-L’Abbé. Michel-Edouard Leclerc, président du groupement, recevait des mains de Carlos Tavares, le numéro deux de Renault, les cartes (et non les clés) des 10 citadines électriques Zoe achetées par le patron du magasin de Pont-L’Abbé, Patrick Bellec.
« C’est la première livraison au monde de Zoe à une entité privée », a rappelé Carlos Tavares.




Un appel à Jean-Marc Ayrault

Michel-Edouard Leclerc s’est par ailleurs engagé à équiper en bornes de recharge électriques ses hypermarchés et supermarchés.
« Aujourd’hui, une vingtaine de magasins sont équipés en France », rappelle le patron breton, qui en appelle à un appui du gouvernement : «
J’ai envoyé une lettre à Jean-Marc Ayrault pour solliciter une aide fiscale. Si nous l’obtenons, nous nous engageons à équiper l’ensemble des 500 centres Leclerc en bornes de recharge d’ici la fin 2013 ».



Michel-Edouard Leclerc aimerait obtenir du gouvernement l’éligibilité de l’installation de bornes électriques au rang de « certificat d’énergie », qui permet d’alléger la taxe sur les émissions de CO2. Pour Leclerc, qui représente 12% du marché français du carburant, cette taxe représente 300 millions d’euros par an. Michel-Edouard Leclerc veut par ailleurs encourager le lancement de la citadine de Renault, dont la sortie est prévue pour début 2013.
« Une cinquantaine de centres Leclerc se sont déjà manifestés pour acheter la Zoé », assure le patron.
« Pour nous, cet engagement est un symbole fort à l’heure où nous lançons la Zoé, se réjouit Carlos Tavares, qui espère multiplier ce genre de partenariats. Ces acteurs qui s’engagent permettent de mettre la dynamique en marche ».




Pas de rabais

Pourtant, pas question pour le patron de Renault de faire un prix sur les voitures.
« C’est une voiture technologiquement en pointe. On est dans l’industrie de la valeur, pas du rabais », justifie Carlos Tavares. Rappelons que le programme électrique est un enjeu stratégique majeur pour la marque, qui a investi plus de 4 milliards d’euros sur un marché encore incertain. « On les a acheté 13.700 euros chacune, le prix de vente public, confirme Patrick Bellec, patron du Leclerc de Pont-L’Abbé, à l’initiative de ce projet. Pour nous l’intérêt du partenariat est de créer un facteur différenciateur par rapport à nos concurrents. On espère que le public suivra ».



Les 10 Zoé du Leclerc de Pont-L’Abbée sont pour l’instant mises à la disposition des salariés de l’entreprise. Quatre Twizzys achetées précédemment sont, elles, disponibles à la location.