Dans un courrier, les CCI du Finistère ont répondu point par point aux 22 doutes émis par la Commission Européenne, laquelle a ouvert une enquête approfondie sur la validité de l'appel d'offres portant sur la construction de la centrale à cycle combiné gaz de Landivisiau remporté par la Compagnie électrique de Bretagne (CEB), société créée par Poweo-Direct Energie et Siemens.
«La sécurisation électrique est une priorité!»
«Nous ne sommes pas contre ce genre de procédure, mais celle-là nous semble arriver bien tardivement», estiment de concert les présidents des CCI de Brest, Morlaix et Quimper. « Cet investissement est stratégique pour le Finistère : la sécurisation énergétique est une priorité! On ne peut pas prendre le moindre risque : c'est du zéro-défauts qu'il nous faut pour attirer les entreprises!», ont-ils martelé, estimant que cette procédure était un «mauvais coup porté à la région».
Jusqu'à neuf mois de délai supplémentaire
Jean-Paul Kerrien, président d'Investir en Finistère, a quant à lui à nouveau souligné l'impact du projet en termes d'emplois : « ce n'est pas de la quarantaine d'emplois directs qu'il s'agit, mais bien de conserver les entreprises déjà présentes et d'en faire venir de nouvelles : on parle de plusieurs centaines, voire de milliers d'emplois en jeu!», estime-t-il. « C'est un dossier qui court depuis plusieurs années, et je crois qu'il va malheureusement courir encore un moment : ce type de procédure peut prendre jusqu'à neuf mois... », regrette de son côté Jean le Vourc'h, président du Gesper (Groupe d'études et de soutien en faveur de la production des énergies régionales).
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Les présidents des trois CCI du Finistère ont répondu à la Commission européenne afin de lever les doutes émis par cette dernière au sujet du projet de centrale à cycle combiné gaz de Landivisiau. Des doutes qui, selon eux, arrivent «bien tardivement», et sont un «mauvais coup porté à la région».