L’occasion était trop belle : pouvoir fêter les 70 ans de Rolland (200 salariés ; 31 millions d’euros de CA) en inaugurant l’extension de l’usine de Tréflévénez. Un investissement de 2,4 millions d’euros pour 8.000 m² qui forment un « L » autour du bâtiment déjà construit de 18.000 m². Les travaux ont été fait pendant l’année 2015. « On avait besoin de plus de place, notamment pour tout stocker à l’intérieur », explique Béatrice Le Gall, la P-dg et petite-fille du fondateur Joseph Rolland.
Un robot de soudure
L’entreprise, qui fabrique « tout ce qui sert au transport derrière un tracteur : bennes, épandeurs, bétaillères, etc. », en profite aussi pour réorganiser les flux dans l’usine. « C’est en cours. cela prend du temps car nous continuons à produire. Nous allons également recevoir dans le courant de l’année un nouveau robot de soudure », annonce la P-dg. Un investissement supplémentaire de 900.000 euros.
« On a commencé par embaucher un chef de projet pour établir un cahier des charges. » Le but est de gagner en productivité et d’améliorer les conditions de travail. Cela répond aussi à une problématique de recrutement de soudeurs. « Mais attention : on garde des soudeurs, le robot ne pourra pas tout faire. Et on ne supprime pas d’emplois car nous aurons besoin d’opérateurs. »
Grandir à l’export comme en France
Un bel investissement qui est un pari sur l’avenir. « La conjoncture du marché français est compliquée », indique-t-elle. Le chiffre d’affaires de l’entreprise est un léger recul de 32 à 31 millions d’euros entre-2014 et 2015 avec une rentabilité proche de l’équilibre. « On espère au moins se maintenir en 2016, même si les perspectives ne sont pas très bonnes. » Pour y arriver, l’entreprise mise à la fois sur un développement en France mais surtout à l’étranger.
L’export représente déjà 22 % de l’activité. « Il faudra faire 10 % supplémentaires, précise Béatrice Le Gall. Mais une hausse de l’export ne compense pas le marché français. » Rolland est présent via ses distributeurs dans 35 pays. « La Grande-Bretagne est notre premier marché. On vend aussi en Allemagne, au Benelux, en Pologne, en Suède et même au Canada et à l’île de la Réunion », détaille la P-dg.
Plus de traçabilité et de précision
L’entreprise a aussi fait évoluer ses gammes. Elle a profité des 70 ans pour réunir ses concessionnaires notamment et leur présenter les nouveautés. « Nous avons une nouvelle benne, un nouvel épandeur. » La société travaille avec un bureau d’étude interne de 8 personnes et un atelier de prototypage. « Des clients demandent de plus en plus de traçabilité, de précisions. Pas tous, mais l’évolution va dans ce sens », note la dirigeante.