Associées à l’observatoire Amarok (observatoire de la santé des dirigeants), les fédérations départementales de la FFB ont lancé une étude sur le burn-out des chefs d’entreprises. «L’idée est de proposer un système d’échantillonnage pour mesurer le taux de stress des chefs d’entreprises», explique Jérôme Cailleux, délégué régional de la FFB Haute-Normandie. Depuis 2013, la fédération Rouen-Dieppe a mis en place un numéro vert relié au service médical santé du bâtiment: «Ce dispositif permet un aiguillage vers un médecin qui rappelle ensuite le chef d’entreprise afin de mettre en place un dispositif adéquat. Une action encore méconnue que l’on veut étendre sur l’ensemble du territoire», précise le délégué régional.
Une approche globale
Au-delà de ce numéro vert, la fédération cherche à mieux collaborer avec les tribunaux de commerce, les mutuelles, le service santé du bâtiment afin de construire une démarche globale en associant tous les acteurs concernés par le burn-out. «Un travail de sensibilisation à effectuer également au sein des équipes de la fédération, régulièrement en contact avec les chefs d’entreprises et qui peuvent détecter des signaux d’alerte». Stress, surcharge de travail, incertitude et solitude: «Autant de facteurs d’alerte à prendre en compte lorsqu’ils touchent un chef d’entreprise, dans le bâtiment comme dans d’autres secteurs d’activités», affirme Jérôme Cailleux qui complète: «L’important est de rompre l’isolement. Un lieu comme la fédération peut permettre l’échange avec d’autres personnes qui ont les mêmes difficultés. Il est essentiel de se ressourcer à l’extérieur de l'entreprise».
A lire: notre dossier sur le burn out des chefs d'entreprises.