Escota : Quand le gestionnaire de l'A8 s'empare du sujet covoiturage
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Escota : Quand le gestionnaire de l'A8 s'empare du sujet covoiturage

Escota lance un dispositif visant à faciliter le covoiturage à destination des actifs, en partenariat avec Wever, la CCI, sept clubs d'entreprises azuréens et TAS.

Si la mobilité partagée convainc sur des déplacements de plus de 75 km - le succès de BlaBlaCar en atteste -, quid des déplacements sur les courtes distances, ceux-là même qui congestionnent, matin et soir, les accès de Nice, Sophia Antipolis, Cannes ? « Beaucoup d'initiatives de covoiturage ont été prises ici et là par les collectivités, les entreprises, mais rien de véritablement commun au territoire pour pousser l'essor de cette pratique », analyse Paul Maarek, directeur général de la société Escota (700 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2015 / 1.100 personnes), gestionnaire de l'A8, pour qui « tout ce qui est de nature à favoriser le bon fonctionnement de l'autoroute nous intéresse ». Qu'il s'agisse de sécuriser le trafic (dernier exemple en date, l'inauguration le 17 novembre du tunnel de la Borne Romaine - 60 millions d'euros d'investissement - sur la commune de La Trinité pour déplacer le trafic actuel en direction de Nice situé dans une zone géographique instable), ou de le fluidifier. La filiale de Vinci Autoroutes a donc pris le leadership d'un dispositif à l'étude depuis un an qui lie la CCI NCA, sept clubs d'entreprises azuréens et le site cannois de TAS pour promouvoir la solution de covoiturage auprès de leurs membres et salariés. Soit, potentiellement, plusieurs dizaines de milliers de personnes.

Engorgement du trafic

« Sophia Antipolis est passé de 20 000 à 35 000 employés en quinze ans sans que les infrastructures évoluent en conséquence. Faciliter l'accès à la technopole, notamment en heures de pointe, est donc un de nos grands combats », explique Laurent Londeix, président du Sophia Club Entreprises, signataire de la convention portée sur les fonts baptismaux le 14 novembre dernier. Même démarche pour Thales Alenia Space, dont le directeur Pierre Lipsky évoque un engorgement du trafic qui peut aller « jusqu'à impacter l'activité ». « Il est parfois plus facile pour nos clients et partenaires de faire Paris-Nice que pour nos salariés de faire Nice-Cannes ». L'entreprise et les clubs disposent désormais d'un kit de communication fourni par Vinci Autoroutes pour accompagner la mise en oeuvre du programme dont le coeur tient en l'application développée par la start-up azuréenne Wever, par ailleurs accélérée par Escota.

Wever à la manoeuvre

L'application de covoiturage urbain met donc en relation, de manière simple, communautaire et gratuite, des conducteurs et passagers pour leurs déplacements du quotidien, avec la mise en place de points de rencontre virtuels le long du trajet. Et pour trouver facilement ses futurs compagnons de route, un logo identifie les entreprises et clubs signataires. Enfin, un système de récompenses délivrées par des partenaires commerciaux vient encourager la pratique. « Il s'agit d'un programme expérimental qui sera amené à être dupliqué sur d'autres territoires », avance Thomas Côte, fondateur de Wever. Fondée en juillet 2015, la jeune pousse de huit personnes revendique plus de 5 000 utilisateurs niçois, près de 10 000 en France. D'ores et déjà rentable, elle finalise actuellement une levée de fonds de 600 000 euros pour accélérer le déploiement de sa solution en PACA.

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