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Le groupe Fatec redistribue plus du quart de son résultat aux salariés
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Le groupe Fatec redistribue plus du quart de son résultat aux salariés

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Le groupe marseillais Fatec, spécialisé dans la gestion de flottes automobiles a mis en place une politique de partage de la valeur pour ses 170 salariés : intéressement, prime de partage de la valeur, ouverture du capital. Au final plus du quart du résultat de l’entreprise est redistribué aux collaborateurs.

Théophane Courau, dirigeant du groupe Fatec — Photo : DR

Le groupe marseillais Fatec, créé en 2013 par Théophane Courau, gestionnaire de flottes automobiles pour de grands comptes, est de longue date engagé sur les cinq piliers de la démarche ISO 26000 (relative à la responsabilité sociétale), notamment par la prise en compte de la valorisation des compétences des salariés, de leur formation et de leur implication dans la société. "J’adhère à 100 % au concept de partage de la valeur. Aujourd’hui, avec l’inflation, si nous pouvons redistribuer du pouvoir d’achat à un coût raisonnable, nous devons le faire", appuie ainsi Théophane Courau, dont la PME, qui compte 175 salariés et enregistre un chiffre d’affaires de 111 millions d’euros, en croissance organique de 14 %.

Ouverture du capital

La politique salariale de Fatec est ainsi résolument tournée vers le partage de la valeur et la transparence. Près de 23 % du résultat de l’entreprise est redistribué sous forme de primes collectives et 8 % sous forme de dividendes aux actionnaires. Un quart est ensuite prélevé par les impôts et taxes et le reliquat, et près de la moitié est réinvesti dans l’entreprise.

Fatec a également ouvert son capital aux salariés, qui en détiennent désormais 5,5 %. "Début 2021, nous avons fait évaluer l’entreprise par un tiers, selon des règles de valorisation claires, puis nous avons proposé aux salariés d'investir au minimum 1 000 euros", décrit Théophane Courau. Une feuille de route à cinq ans a été présentée à ce moment-là et, en fonction des résultats et du montant de la valorisation calculée, les salariés actionnaires pourront soit poursuivre, soit revendre leur part. "Si les salariés souhaitent revendre, je me suis engagé, en tant qu’unique actionnaire, à racheter leurs parts. De même lorsque des salariés quittent l’entreprise." Un tiers des salariés a finalement adhéré à la démarche.

Un ensemble de primes

Outre cette ouverture du capital, le groupe Fatec redistribue la valeur via des primes collectives. Depuis la création de l’entreprise, en 2013, a été mise en place une démarche d’intéressement, renouvelée tous les trois ans. "Elle repose sur des critères de résultat, de croissance de l’activité, mais également d’atteinte de nos objectifs RSE", explique Théophane Courau. Selon les années, le dispositif apporte 1 000 à 2 000 euros par an aux salariés.

Fatec a également mis en place la prime de partage de la valeur (ex-prime Macron), qui permet de donner du pouvoir d’achat supplémentaire aux salariés, et le forfait mobilités durables qui permet d’apporter jusqu’à 700 euros annuels aux collaborateurs pour l'utilisation de vélos, covoiturage ou autopartage dans le cadre des déplacements domicile-travail. Via l’application Karos, plateforme dédiée au covoiturage, Fatec s’est engagée à rémunérer le partage d’un véhicule de 1 à 2 euros par trajet, dans la limite des 700 euros. "Le forfait mobilités durables aide vraiment à faire changer les comportements et les mentalités, estime le dirigeant. Il faut aller vers plus de transport en commun, plus de covoiturage et ce dispositif permet d’inciter les collaborateurs à leur rythme."

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