ERAI : Des offres de reprise pour neuf implantations

ERAI : Des offres de reprise pour neuf implantations

Une semaine avant l'audience du Tribunal de Grande Instance de Lyon, l'administrateur a reçu 10 offres de reprises concernant neuf implantations étrangères d'Erai.

"Nous sommes dans la dernière ligne droite, les offres évoluent tous les jours. Rien n'est figé", prévient Robert Louis Meynet, administrateur judiciaire en charge du dossier ERAI.

A ce jour, il a reçu dix offres de reprises concernant neuf implantations étrangères d'Erai. "Les offres concernent les principaux sites d'Erai, c'est une bonne nouvelle. Au total, plus d'une centaine d'emplois sont concernés", poursuit l'administrateur. Les bureaux et filiales implantés en Chine (46 emplois), au Vietnam (16 emplois), en Allemagne (6 emplois), en Turquie (11 emplois), au Maroc (3 emplois), en Inde (3 emplois), en Italie (5 emplois) en Russie (5 emplois) et à Dubaï (22 emplois) ont fait l'objet d'offres. L'implantation allemande a même attiré deux candidats, un OSCI et l'équipe d'Erai en place.

Hormis l'Allemagne et Dubai (offre émise par Lionel Loffreda, jeune entrepreneur lyonnais expatrié à Dubaï), tous les autres dossiers sont portés par les équipes d'Erai présentes dans ces pays. Un seul dossier, celui de la Russie, ne validerait pas le reprise de l'ensemble des salariés de l'implantation, avec 5 personnes reprises sur 10 actuellement.

"Dans l'état actuel des choses, je pense que nous pourrions aboutir à plusieurs plans de cession dès l'audience du 9 juin prochain", affirme Robert-Louis Meynet. En effet, la plupart des offres avaient d'abord été formulées avec des clauses suspensives, conditionnant le projet à un apurement par la Région des salaires et charges non honorées depuis le 6 mars dernier, date à laquelle les élus régionaux avaient refusé de voter la subvention de fonctionnement d'Erai. "Nous avons travaillé pour que les offres deviennent autonomes et ne soient plus conditionnées à une décision de la Région. Plusieurs candidats ont d'ores et déjà abandonné ces clauses suspensives".

Le projet de Scop porté par les salariés du siège lyonnais a, quand à lui, été abandonné.

> A lire aussi :
ERAI. Les élus régionaux rejettent le plan de sauvetage
ERAI. Les directeurs des implantations étrangères se rebiffent
Erai. Entre jeu politique et gestion contestée : les raisons du crash