Le 27septembre, le Conseil Général lançait en grande pompe sa marque Finistère à Océanopolis. Autant ailleurs, on pourrait se dire: une marque territoriale, encore de l'argent public pour un effet de mode... Autant ici, je me dis, ça n'est pas forcément du luxe de communiquer un peu sur nos atouts. Car en Finistère, on aime bien la discrétion. La modestie peut être considérée comme une qualité. Mais point trop n'en faut. Le Finistère a du potentiel: une forte identité qui ne demande qu'à être valorisée. Il est vrai que cette marque, sans doute, ne suffira pas à régler le vrai problème d'attractivité du département. On est excentré. On le sait. Les grandes écoles, comme Télécom Bretagne, se démènent pour faire venir les étudiants à Brest. Investir en Finistère, association de développement économique, a toutes les peines du monde à capter des sociétés pour les inciter à venir s'implanter. L'enquête Ifop réalisée pour le lancement de la marque Finistère, affiche des chiffres navrants: 4% seulement des décideurs économiques interrogés souhaitent s'installer ou créer leur entreprise en Finistère. La géographie, sans doute, n'est pas la seule cause, jugeait un dirigeant, entre deux portes, le 27septembre, à Océanopolis. Une marque ne remplacera jamais des politiques économiques publiques efficaces. Alors, en fait-on assez pour attirerles entreprises?
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