Emploi : Les cadres isérois s'en sortent mieux
# Conjoncture

Emploi : Les cadres isérois s'en sortent mieux

Conjoncture. Le marché de l'emploi cadre en Rhône-Alpes se porte mieux, surtout en Isère, où les prévisions de recrutements sont meilleures que chez nos voisins.

«Le taux de chômage des cadres oscille autour de 4%. On est presque en situation de plein-emploi, affirme Patricia Ozil, responsable des services aux entreprises Rhône-Alpes de l'Apec. Et pour 2011, les perspectives sont bonnes puisqu'on enregistre une hausse des prévisions de recrutements comprise entre 5 et 10% en Rhône-Alpes.» Néanmoins, cette enquête repose sur les déclarations des entreprises de la région, dont nombreuses sont celles qui ne se prononcent pas, faute de visibilité sur leur carnet de commandes, ou parce que leur effectif est stable et qu'elles ne prévoient ni hausse, ni baisse du personnel. Ceci dit, les prévisions établies par l'Apec en 2010 par rapport à 2009 se sont révélées être finalement en dessous de la réalité. Au niveau national, ce sont ainsi 160.000 cadres qui ont été embauchés en 2010 alors que les entreprises prévoyaient un maximum de 138.000.




Profils commerciaux

N'en déplaisent aux sondages sur le moral des chefs d'entreprise qui traduisent souvent plus la morosité que l'enthousiasme, les entreprises régionales prévoient de recruter entre 16.710 et 17.500 cadres en 2011! L'Isère s'en sortirait même mieux que ses voisins. En effet, si 10% des entreprises rhônalpines prévoient une augmentation de leur effectif cadre en 2011, cette proportion monte à 13% dans le département de l'Isère. Les fonctions les plus recherchées restent les profils commerciaux (24% des recrutements) devant les fonctions études, recherche et développement (19%) et les métiers de l'informatique (17%). «C'est très positif de voir que les entreprises continuent d'investir dans la R & D en temps de crise, souligne Patricia Ozil. Le redémarrage de l'économie devrait être favorisé. À titre de comparaison, en 2001, on avait assisté à un arrêt brutal des investissements, notamment en R & D de la part des industriels. Et le marché a mis quatre ans à repartir!» En Isère, les annonces d'emploi des gros acteurs du secteur informatique tels que Capgemini ou Sopra Group fleurissent à nouveau. Même les PME sont à l'affût de nouveaux candidats. À l'instar de Maya Technologies qui envisage de recruter une vingtaine de personnes cette année. «On sent un vrai redémarrage, annonce Philippe Mattia, le P-dg. D'où notre volonté d'anticiper en recrutant, surtout des profils expérimentés.»




Plus de cadres confirmés

Les cadres confirmés devraient en effet encore et toujours rafler la plupart des postes (51% des recrutements). «En temps de crise, les entreprises embauchent en priorité des cadres confirmés ou même des experts, commente la responsable de l'Apec. L'Apec met d'ailleurs en place des dispositifs d'accompagnement particuliers pour les jeunes diplômés afin d'améliorer leur taux d'emploi.» Les cadres débutants ne devraient ainsi représenter que 16% du total des recrutements. Mais la reprise se fait aussi sentir pour les écoles les plus prestigieuses. À Grenoble INP, on enregistrait 14% de chômage chez les jeunes diplômés l'an dernier, contre seulement 6% cette année.

# Conjoncture