École des mines : Quand les élèves planchent pour les entreprises
# Services

École des mines : Quand les élèves planchent pour les entreprises

Les élèves du cycle ingénieurs spécialisés en microélectronique, informatique et technologies du site gardannais de l'École nationale supérieure des mines de Saint-Étienne ont présenté fin juin leurs projets réalisés pour le compte d'industriels locaux.

«C'était notre première expérience d'équipe. Un premier vrai travail d'ingénieur qui nous a permis de mettre un pied dans le monde de l'entreprise». Charlotte et Caroline, toutes deux élèves de deuxième année du cycle ingénieurs spécialisés en microélectronique, informatique et technologies (Ismin) de l'École nationale supérieure des mines de Saint-Étienne (site de Gardanne), sont visiblement ravies. Tout comme la soixantaine d'étudiants de leur promotion, elles ont mis à profit leur année scolaire pour réaliser un projet industriel pour le compte d'une entreprise locale. Un exercice qui rejoint la philosophie de l'école: encourager les interactions entre formations, recherche et industrie. «Ces projets permettent à la fois aux élèves, futurs ingénieurs de bureaux d'études, d'agréger l'ensemble des connaissances acquises dans l'année, et de se mettre le pied à l'étrier», estime Michel Fiocchi, délégué aux relations industrielles du site. Les projets, qui représentent environ 1.600heures de travail par personne, sont confiés à des équipes de quatre étudiants.




3.000euros par projet

«Les élèves démarchent directement les entreprises, explique Michel Fiocchi. C'est leur première mission, et ce n'est pas forcément la plus simple...» Une fois identifiés, les projets potentiels font l'objet d'un cahier des charges réalisé conjointement avec les entreprises. «Chaque projet a un coût, environ 3.000euros, précise Michel Fiocchi. Les industriels attendent donc un véritable résultat». Après avoir réalisé une offre technique et un plan de gestion du projet, les étudiants planchent sur sa réalisation pendant plus de trois mois, en étroite collaboration avec les entreprises et leur tuteur académique. En 2008-2009, quinze équipes ont été constituées, pour aboutir à autant de projets commandés par de grands groupes comme Eurocopter, mais aussi par de plus petites entreprises, certaines étant encore en incubation. «Cette année, le plus réussi de tous ces travaux aura sans doute été un projet de développement de bibliothèque pour iPhone, estime Michel Fiocchi. Ce projet a en effet joué un rôle de déclencheur pour les quatre étudiants, qui, dans la foulée, ont décidé de créer leur propre société, Ipup». Le lien ultime entre l'école et l'entreprise.




Tél. : 04.42.61.66.00 www.emse.fr

# Services