Distinguée au salon Eurosatory, V.Biotech veut utiliser le marc de café pour fabriquer des pansements innovants
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Distinguée au salon Eurosatory, V.Biotech veut utiliser le marc de café pour fabriquer des pansements innovants

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Distinguée au salon Eurosatory pour le projet de pansement innovant qu’elle porte, la start-up V.Biotech prépare sa montée en puissance industrielle. En cours de déménagement, l’entreprise basée à Reims et spécialisée dans la valorisation du marc de café, prévoit la construction de sa future usine en 2028. Deux opérations qui seront soutenues par deux levées de fonds de plusieurs millions d’euros.

Vera Chamarande est la dirigeante de V.Biotech — Photo : V.Biotech

Basée à Reims, V.Biotech est spécialisée dans la valorisation du marc de café, par l’extraction de certaines de ses molécules à destination de l’industrie cosmétique, pharmaceutique et agroalimentaire. Présente au rendez-vous mondial de la défense et de la sécurité Eurosatory, la start-up y a remporté le premier prix Defstart, le 16 juin 2026. Le lien avec le marc de café ? V.Biotech (5 salariés, CA non communiqué) travaille depuis deux ans, en parallèle de ses activités, sur le développement d’un pansement innovant.

Créée en 2022, V.Biotech extrait à partir du marc de café des molécules ayant des propriétés anti-oxydantes, dépigmentantes ou encore conservatrices, dans l’objectif de remplacer les molécules pétro-sourcées utilisées par de nombreux industriels. En parallèle, la start-up mélange des bioplastiques biosourcés à du marc de café pour en faire des matériaux recyclables, biodégradables ou compostables pour le secteur industriel, comme des emballages.

Optimiser le soin des blessures

"C’est un projet qui va permettre d’optimiser le soin des blessures", décrit Véra Chamarande, dirigeante de l’entreprise. Nommée "P2i", l’innovation présentée par la start-up rémoise à Eurosatory est conçue notamment avec des coproduits issus du marc de café. Si l’entreprise ne peut pas communiquer sur les détails de ce projet, elle prévoit désormais d’engager une phase de développement et de tests cliniques de ce produit, en s’appuyant sur plusieurs industriels. Le pansement sera d’abord développé dans l’objectif de répondre aux besoins du secteur militaire, mais l’innovation devrait ensuite être adaptée pour le secteur civil.

Un déménagement en cours

"En entrant dans l’écosystème militaire, nous passons à un stade supérieur. C’est le bon moment, car avec le déménagement de V.Biotech, nous maîtrisons une plus grande partie de la chaîne de valeur, de la recherche à la fabrication des principes actifs", appuie Véra Chamarande. L’entreprise prépare en effet son déménagement à Reims, dans les anciens locaux d’AstraZeneca, situés juste à côté de la start-up Latitude. Des travaux sont en cours pour adapter le site aux besoins de V.Biotech, qui devrait y emménager fin 2026.

Une fois le nouveau laboratoire prêt, l’entreprise s’installera dans des locaux de 400 m². Le reste du bâtiment servira à héberger trois start-up du territoire. "Nous avons lancé un appel à manifestation d’intérêts pour sélectionner les 3 start-up que nous accueilleront", appuie Véra Chamarande. Ces dernières bénéficieront d’un espace de près de 380 m².

Entreprise basée à Reims et spécialisée dans la valorisation du marc de café, V.Biotech emploie 5 salariés et prévoit une quinzaine de recrutements en trois ans — Photo : V.Biotech

Lancement d’une levée de fonds de 3,5 millions d’euros

Un déménagement qui représente un coût de 3,5 millions d’euros pour V.Biotech. Afin de soutenir cette opération, la start-up a lancé une levée de fonds du même montant, qu’elle souhaite clore en septembre 2026. À ce stade, une majorité d’investisseurs privés, dont des dirigeants du territoire, sont entrés au capital, qui est contrôlé majoritairement par Véra Chamarande.

L’ambition d’ouvrir une usine en 2028

Et la dirigeante mène de front le passage à échelle industrielle de V.Biotech, qui devrait voir sortir de terre sa première usine en 2028. Des permis de construire seront déposés fin juin pour ce nouveau site, qui sera situé à Vierzon, dans le Centre-Val-de-Loire. Si l’entreprise ne communique pas sur la taille de ce nouveau projet, qui est en cours de dimensionnement, plusieurs industriels de la cosmétique ont déjà montré des marques d’intérêt pour les futurs produits de cette usine.

Des recrutements prévus

Le nouveau site de Vierzon représentera pour la start-up un investissement "d’au moins cinq millions d’euros", d’après la dirigeante. L’opération sera soutenue par le lancement d’une seconde levée de fonds. Afin de porter ce projet, V.Biotech a créé une filiale, nommée Nova et basée à Vierzon. Pour ces deux projets, l’entreprise prévoit le recrutement d’une quinzaine de salariés en trois ans.

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