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Gattefossé parie sur un nouveau pilote industriel pour ses produits d’oléochimie
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Gattefossé parie sur un nouveau pilote industriel pour ses produits d’oléochimie

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Le spécialiste lyonnais des ingrédients naturels pour la pharmacie et la cosmétique Gattefossé a investi 1,5 million d’euros dans un nouveau pilote industriel dédié aux excipients oléagineux sur son site de Saint-Priest. Cet équipement renforce ses capacités de préindustrialisation et accélère le transfert de ses innovations vers ses usines ou celles de ses sous-traitants.

Maxime Nollet, responsable R&D oléochimie des laboratoires Gattefossé — Photo : DR

Le groupe Gattefossé (440 salariés, CA 2025 : 158,8 M€ ) a investi 1,5 million d'euros dans un nouveau pilote industriel dans son usine de Saint-Priest, qui a déjà permis, au bout d'un an d'activité, de préparer l’industrialisation de deux nouveaux ingrédients naturels pour la pharmacie et la cosmétique, spécialité de l'entreprise. Qui sait, promis au même avenir florissant que "emulium mellifera", un tensioactif texturisant best-seller de la marque ?

Le pilote va encore contribuer à la production de nouvelles formules qui pourront, par exemple, être confiées à des sous-traitants, "clés-en-main". Il sera aussi utilisé pour rendre les process maison plus robustes.

Selon Maxime Nollet, responsable R & D oléochimie des laboratoires Gattefossé, "ce nouveau démonsrateur peut traiter des quantités plus importantes, 50 litres par semaine contre 25 litres pour l'ancien pilote et nous permettra à terme d’industrialiser des produits innovants comme ceux issus de synthèse enzymatique encore à l’état de recherche".

Écosystème lyonnais

Pour cela le spécialiste des ingrédients naturels pour la pharmacie et la cosmétique s’est appuyé sur les compétences d’Inevo Technologies et de l'industriel DG-Skid, deux acteurs implantés dans la région lyonnaise. Le premier a réalisé les études avec Gattefossé, le second a construit le pilote.

La construction de ce pilote, plus polyvalent et sophistiqué, s’est accompagnée de plusieurs défis, notamment liés aux quantités transformées plus importantes qu’en laboratoire. "Quand les quantités traitées augmentent, les temps s’allongent, et on peut être confronté à des effets de mousse et des problèmes de filtration", poursuit le chercheur. Plus de 4 années ont été nécessaires pour peaufiner sa construction.

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