Après une année 2009 marquée par la baisse de plus d'un quart de son chiffre d'affaires, Diamoco repart de l'avant. «Nous avons été directement impactés par l'effondrement des cours du pétrole l'an dernier. Certains champs d'exploitation ne devenant plus rentables, de nombreux puits de forage se sont arrêtés», explique Jean-Pierre Fréchet, le directeur général du groupe qui regroupe trois sociétés actives dans l'exploration et la production pétrolière (Sagémines, Geo-RS et Diamoco Energy).
Agrandissement et augmentation de capital
Pour relancer son activité, le patron prévoit une vaste série d'investissements. Il vient ainsi d'engager 1,2 millions d'euros pour la construction d'un immeuble de bureau de 800m² sur le site de Parigny. 500 K€ supplémentaires devraient être investis d'ici à la fin de l'année afin d'agrandir ses ateliers de stockage et de fabrication. Mais si Diamoco triple sa surface existante, c'est d'abord pour faire face à la montée en puissance de son activité prévue dans les prochaines années. «Nous allons lancer un ambitieux programme d'investissement sur cinq ans», affirme Jean-Pierre Fréchet qui reste convaincu que le baril de pétrole se maintiendra désormais à un prix élevé. Pour se faire, il a ouvert cet été une partie de son capital à Naxicap Partners (groupe Natixis) qui l'a augmenté de 1,5M€. L'objectif? Dégager 4M€ afin de fabriquer une vingtaine d'unités de contrôle géologiques des forages supplémentaires. Ces cabines ultramodernes pilotées par des ingénieurs (Diamoco en détient 6 pour le moment) serviront à renforcer l'activité historique de Sagémines et Géo-RS.
2M? pour débuter l'exploitation
Ces deux sociétés, qui ont généré l'an passé un chiffre d'affaires de 5,5M€, proposent en effet aux opérateurs internationaux spécialisés dans le forage pétrolier et gazier de fabriquer les fluides et de contrôler les forages lors des explorations souterraines. Outre ces deux activités, la holding s'intéresse également à l'exploitation des gisements de pétrole via sa troisième entreprise, Diamoco Energy. La société a obtenu l'an dernier une concession lui permettant d'extraire et de commercialiser durant 25 ans la précieuse huile sur six forages situés en région parisienne. Pour se faire, elle s'est associée à l'anglais Bridge Oil avec qui elle partage les investissements. Car un forage coûte cher. Il faut débourser, en moyenne, 2M€ pour débuter l'exploitation dont la première devrait démarrer au dernier trimestre de cette année. En parallèle, Diamoco Energy vient de décrocher deux permis de recherche sur la plaine d'Alès (Gard) et à Valence-en-Brie (Seine et Marne). Ces deux sites seront sondés en 2011. Avec l'éternel espoir d'y découvrir un gisement d'or noir.
Camille Nagyos
Le groupe spécialisé dans l'exploration et la production pétrolière vient d'ouvrir son capital à Naxicap Partners. Pour soutenir son activité, il va investir en 2010 plusieurs millions d'euros.