Diagast : Le rachat du Girondin ABO diag porte la croissance
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Diagast : Le rachat du Girondin ABO diag porte la croissance

Santé Le Lillois Diagast lance une technologie innovante liée aux réactifs sanguins développée par la société bordelaise ABO Diag rachetée en 2014.

Spécialisée dans le développement, la production et la commercialisation de réactifs pour la détermination des groupes sanguins, la PME lilloise Diagast affiche un chiffre d'affaires de 31 millions d'euros en 2014 pour 170 salariés et ne cache pas ses ambitions de croissance.




Rachat du Girondin ABO Diag en 2014

« 2014 a été une très bonne année avec une première opération de croissance externe à savoir l'acquisition de la société ABO Diag implantée à Martillac », souligne Bruno Morino, le P-dg de Diagast qui a souhaité garder confidentiel le montant de cette acquisition. Jeune entreprise affichant huit salariés, un chiffre d'affaires 2013 de 45.000 ? et une rentabilité négative, ABO Diag est spécialisée dans la recherche et le développement d'outils diagnostics dans le domaine de la transfusion sanguine. Cette start-up a mis au point une technologie novatrice, qui permet une simplification des process dans la détermination des groupes sanguins, et une baisse des coûts. « Cette technologie divise le temps du test par deux, voire par trois dans certains cas. Elle permet aussi à l'utilisateur une lecture simplifiée des résultats », explique le dirigeant. L'année 2015 sera consacrée à la finalisation de la technologie d'ABO Diag, pour une commercialisation prévue en 2016. Cette technologie permettra la poursuite du développement à l'export. Le tout sera accompagné par le doublement de la surface des locaux lillois La société va passer de 8.000 m² à 16.000 m² dans les trois années qui viennent et va se doter de lignes de production supplémentaires, à la fois pour ses produits actuels et pour la nouvelle technologie d'ABO Diag. Cette dernière sera aussi produite en Gironde. Enfin, le dirigeant envisage de se doter dès fin 2016 d'autres sites de production en France. Des recrutements sont également prévus : une dizaine de 10 personnes par an. « Nous investissons énormément en recherche et développement : le budget R & D représente 15 % du chiffre d'affaires de Diagast, voire 20 % depuis le rachat d'ABO Diag », souligne Bruno Morino.




La croissance par l'export

Aujourd'hui, 40 % de l'activité de Diagast est réalisée en France et 60 % à l'international, dans 50 pays. Ce pourcentage est appelé à se développer puisque la technologie développée par ABO Diag va ouvrir de nouvelles portes à Diagast. « Cette technologie va nous permettre de répondre à la demande pour de petits et moyens laboratoires alors qu'avant nous n'intervenions que sur des gros volumes réalisés par des laboratoires importants, explique le P-dg. Nous sommes désormais en mesure de répondre à toutes les cibles de notre marché ». Deux zones sont visées : d'abord l'Europe où Diagast est peu présente en dehors de la France et de l'Espagne, et ensuite les pays émergents, où ces tests sanguins sont encore peu développés. Il s'agit notamment des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud). « L'Europe est un marché mature et y pénétrer sera peut-être plus compliqué que sur les marchés émergents. Pour cela, avoir une technologie innovante est nécessaire », explique Bruno Morino.

Diagast



(Loos, 59) P-dg : Bruno Morino CA 2014 : 31 millions d'euros CA prévisionnel à 5 ans : 50 millions d'euros et à 10 ans : 100 millions d'euros 170 salariés www.diagast.com

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