Devos Vandenhove vit à l'heure de tous les développements. Avec déjà une agence commerciale en Allemagne, un projet de rachat d'entreprise dans ce pays, la carte européenne s'esquisse. Le tout avec un regard plus qu'attiré sur d'autres pays européens, des développements en France, la PME hesdinoise mise sur une croissance durable. L'atout majeur du groupe est d'être au coeur de tous les moyens de production. Au fil des années, l'entreprise affirme pleinement son expertise des systèmes d'entraînement et de contrôle du process. Cette PME qui possède déjà une dimension régionale peut regarder fièrement dans le rétroviseur. Créée en 1965 par Luc Devos, un artisan bobinier et réparateur de moteurs électriques, près d'Hesdin, l'entreprise a pris un bel essor. Associé depuis 1991, Pierre Vandenhove a été l'acteur du développement commercial et technique. «Offrir une offre claire et complète à nos clients est primordial. Cela implique de s'appuyer sur une structure commerciale et technique forte», détaille le P-dg du groupe.
Au service de l'industrie
Aujourd'hui, cinq grands pôles de compétence sont établis. Il s'agit de la maintenance en électromécanique, de la maintenance en électronique qui inclut une dimension de contrôle des équipements et de la maintenance prédictive où des mesures permettent de prévenir les pannes.Les deux autres champs d'actions renvoient à de la rénovation d'équipements, liés aux process ou à de l'entraînement, et enfin du négoce de pièces neuves avec Leroy Somer et une ouverture avec Siemens. Devos Vandenhove incarne une face peu connue de l'industrie. «Nos clients sont des industriels au sens très large. Nous sommes présents partout quel que soit le process à partir du moment où il y a de l'entraînement. Le groupe a un savoir-faire en matière de process complexes notamment dans l'automobile.» Rien d'étonnant alors de retrouver aux premiers rangs des clients de la société, des industriels de l'agroalimentaire, des équipementiers automobiles, des sidérurgistes et métallurgistes ainsi que des papetiers, imprimeurs et des acteurs de la chimie.
Et de neuf avec Orléans
Acteur incontournable, Devos Vandenhove a donc naturellement pris une dimension nationale depuis 1998. Depuis 2001, une agence a été ouverte hors région à Soissons. Une ouverture qui a annoncé Metz, Lyon et Nantes quelques années plus tard et Colmar en 2011. «Et ce développement n'est pas encore terminé», avertit le chef d'entreprise. C'est un axe fort et stratégique pour Devos Vandenhove. «En mars - avril, une neuvième agence va compléter le dispositif. La société sera présente sur Orléans. Ce qui primordial, c'est d'être présents sur de grands pôles industriels.» Aujourd'hui, c'est une nouvelle marche que veut franchir la PME en se positionnant à l'international. Son développement commercial en Allemagne depuis 2010 est une entrée en matière d'un projet bien ficelé. «Nous n'attaquons pas la partie la plus facile de notre développement. C'est un vrai changement de taille pour nous qui sommes franco-français. Au départ, l'entreprise n'était pas construite pour l'international», ajoute le dirigeant de Devos Vandenhove.
L'Allemagne: premier pas majeur vers l'international
Si l'aventure mondiale n'est pas la plus facile, on imagine bien qu'elle est peut-être la plus passionnante pour son dirigeant comme pour l'ensemble de ses salariés. En amont, le groupe s'est structuré, a recruté et a imaginé une dimension de futur siège international. Cap donc sur l'Allemagne en s'assurant des bases solides. «Nous cherchons un partenaire à racheter. Nous avons qualifié une short list avec des contacts détaillés.» La cible est bien identifiée: une PME de taille moyenne avec une cinquantaine de salariés pour un chiffre d'affaires oscillant entre 8 et 10millions d'euros. Somme toute une acquisition durable et cohérente. «Nous pourrions aller plus vite en Allemagne qui représente des potentialités industrielles majeures. Plusieurs de nos clients sont bien implantés sur ces marchés.» Et Pierre Vandenhove d'ajouter: «Si nous ne sommes pas capables de nous développer en Allemagne sur ce marché de proximité industrielle, nous n'irons pas ailleurs.» Ailleurs, ce pourrait être en Belgique avec un export de proximité. «Oui, nous avons un intérêt pour la Belgique mais ce n'est pas un marché si simple que cela à appréhender.» Toutefois, le dirigeant n'est pas insensible à cette porte d'entrée d'un marché bien plus large: le Bénélux.
20M€ de CA en 2012
«Depuis l'Allemagne, on peut aussi toucher les PECO comme la Tchéquie», ajoute Pierre Vandenhove qui confie aussi que des potentialités existent en Italie et en Espagne. La feuille de route de Devos Vandenhove est écrite et repose sur quatre piliers: «recruter, développer, manager et suivre à l'international.» Côté business, avec 17,3millions d'euros de chiffre d'affaires en 2011, la projection pour 2012 est d'en réaliser 20millions.
Avec 13,5% de croissance moyenne annuelle depuis 2007, le groupe Devos Vandenhove est au coeur des moyens de production des industriels. L'entreprise poursuit un maillage national et ambitionne le rachat d'un partenaire allemand. Une ère européenne s'ouvre.