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Des opérateurs de bornes de recharge électrique créent Charge France et demandent un cadre réglementaire clair
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Des opérateurs de bornes de recharge électrique créent Charge France et demandent un cadre réglementaire clair

13 acteurs de la recharge électrique pour les voitures ont annoncé la création de l’association Charge France. Celle-ci a pour but de fédérer les entreprises qui travaillent au déploiement des bornes de recharges électriques pour les véhicules. Ensemble, elles ont annoncé vouloir investir 3 milliards d’euros d’ici 2028.

D’après l’Avere France, l’Hexagone comptabilise 154 694 points de recharge accessibles au public, dont 15 % de recharge rapide et ultrarapide — Photo : scharfsinn86 - stock.adobe.com

Treize acteurs de la recharge électrique pour les voitures ont annoncé la création de l’association Charge France. Celle-ci a pour but de fédérer les entreprises qui travaillent au déploiement des bornes de recharges électriques pour les véhicules.

Ensemble, Allego, Atlante, Chargepoint, Chargeguru-ZePlug, Driveco, Electra, E-totem, Engie Vianeo, Fastned, Ionity, Izivia, Powerdot, et Zunder, ont annoncé qu’ils allaient investir 3 milliards d’euros d’ici 2028 dans les infrastructures de recharge électrique en France. Aujourd’hui, ces entreprises gèrent un total de 10 000 bornes de recharge rapide.

Porter la voix des opérateurs de recharge électrique auprès des décideurs

"Nous avons créé cette association pour parler d’une même voix auprès des pouvoirs publics, explique Aurélien de Meaux, PDG d’Electra et président de Charge France. Les constructeurs de voitures sont déjà très structurés dans leur prise de parole, mais pour la partie borne électrique, nous n’avons pas du tout voix au chapitre". Une façon de communiquer plus clairement et de peser davantage dans les discussions avec le gouvernement.

30 000 bornes de charge en projet

Le regroupement des 13 entreprises de Charge France a annoncé un investissement de 3 milliards d’euros à horizon 2028 dans les infrastructures de recharge. Concrètement, ce sont 30 000 bornes à charge rapide qui seront installées d’ici trois ans.

Des investissements toutefois conditionnés à "une stabilité réglementaire en France et en Europe", alors que les ventes de voitures électriques peinent à décoller.

"On ne peut pas investir des milliards d’euros si les règles changent"

"Nous avons besoin d’un cadre réglementaire, on ne peut pas investir des milliards d’euros si les règles changent", insiste Aurélien de Meaux, en évoquant le possible assouplissement des sanctions pour les constructeurs qui ne respectent pas la norme européenne CAFE sur les émissions CO2 des voitures.

Une condition nécessaire, à laquelle s’ajoute celle d’une action gouvernementale pour "verdir les flottes de véhicules professionnels". Rassemblant 13 entreprises pour le moment, le président de Charge France n’exclut pas d’accueillir de nouveaux membres dans l’association.

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